Les 5 leçons les plus puissantes que j’ai apprises dans cette décennie

Ce week-end, je me suis retiré quelques heures dans mon bureau pour m’accorder du temps de réflexion. Installé confortablement dans mon fauteuil, le regard fuyant à travers la vitre ensoleillée. J’ai laissé mon esprit vagabonder dans le passé, me remémorant les différents chemins emprunter tout au long de ces dix dernières années.

Une chose m’a particulièrement sauté aux yeux : c’est surtout sur le fond que j’ai beaucoup appris. Dans ce poste, je vous propose sous forme condensée, les cinq leçons qui m’ont transformé en profondeur.

Rester focus sur ces valeurs
Il y a sept ans, sans m’en rendre compte, je me suis éloigné de mes valeurs, non seulement j’ai perdu mes repères, mais j’ai dû faire face à un effondrement émotionnel.
Épuisé mentalement par un travail éreintant et malgré des alertes de mon corps, incapable de ralentir, de reprendre mon souffle. J’ai fait un burn-out.

Une épreuve qui m’a profondément marqué dans mon être, à tel point qu’elle à remis en cause mes certitudes sur la vie.

Suite à cela, j’ai quitté mon travail. Afin d’entamer une reconstruction en profondeur, un recentrage sur mes valeurs profondes, sur le “moi véritable”

Il s’avère que malgré la dureté de la maladie, cette épreuve, c’est révéler être une leçon. Du moins, c’est comme cela que je me la suis attribuée. Je l’ai vécu comme une leçon plutôt que comme une catastrophe. Une leçon de vie, d’optimisme, de courage et de mise en perspective.

Aujourd’hui, de cette épreuve, il me reste une cicatrice émotionnelle, qui s’active comme une balise de détresse, pour me rappeler que ma priorité, c’est mon équilibre ; mentale, physique et psychologique.

Le travail d’accompagnement est extrêmement bénéfique
Au cours de cette décennie, mon travail m’a amené à être accompagné et d’accompagner des gens. J’y ai découvert le plaisir du mentoring, des séminaires, et du travail collaboratif.
Rien n’est plus puissant que de transmettre son savoir.

Voir grandir une personne, être témoin de son évolution tant sur le plan professionnel que spirituel et quelque chose de prodigieux.
Contribué aux accomplissements et aux qualités d’autrui dans la réalisation de leur projet, me rend heureux et apporte à ma vie un sens que mes autres activités ne m’apportent pas.
Finalement, accompagner et coacher me font un bien fou.

Leur permettre de comprendre quelque chose d’eux m’aide à comprendre quelque chose de moi.

Ce sera une grande partie de mon travail dans les années à venir.

Un but et moins impressionnant quand on le divise en plusieurs objectifs
Àndre Muller a écrit ; qui n’a pas de plan va à la dérive… Et perd son temps. Il faut avoir un plan à long terme, mais également un plan pour l’année. Le trimestre, le mois, la semaine, le jour.

Des buts on a tous, mais rien n’est plus intimidant que leur réalisation. Car cela exige de vaincre le “moi frein”. Cette sacro-sainte raison, qui nous pousse à ne rien faire, a restée dans le maintien du statu quo.

Pour cela, j’ai pris pour habitude de réaliser un plan. Il s’agit d’une description sommaire des étapes à exécuter. J’inscris tout ce qui me passe par la tête, en l’organisant de telle sorte que les étapes s’enchaînent de manière chronologique.

Par exemple, lorsqu’il s’agit de faire un article, ma fiche de préparation comprend ; trouver un thème, un sujet, établir un sommaire des chapitres, ce sont les fondations. Ensuite, chaque chapitre est divisé en sous-chapitre, ce qui me permet d’effectuer des recherches, plus ciblé.
Je me libère ainsi de la pression du “moi frein” qui trouve toujours d’excellente raison de me pousser à ne rien faire : “Ça va être trop long” ou “ça n’intéresse personne” ou encore “on le fera demain.”

Ce processus m’a permis d’entreprendre et de réaliser de nombreux projets. Les grands efforts ne sont souvent constitués que d’une foule de petits efforts.

Le changement n’est jamais douloureux. Seule la résistance au changement l’est.
Ce qui est douloureux dans le changement, ce ne sont pas les personnes ou les phénomènes, mais l’attachement qu’on a pour eux.

En dix ans, j’ai changé trois fois de job, j’ai déménagé à deux reprises. Ce qui m’a posé le plus de problèmes, c’est l’attachement de ce que j’ai laissé derrière moi ; les amies, la routine, les lieux, les repères, les souvenirs, les sensations, les émotions qui s’y rapportent.

C’est la résistance à l’attachement et non le changement en lui-même qui complique la vie.

Prends ta chance
J’ai parcouru, c’est dix dernières années à prendre des risques, à accepter l’inconfort et l’incertitude. Mais je préfère parler de prise de chance ou comme disent les Anglo-saxons « Take your change »

Rien ne m’a été facile, tout ce que j’ai obtenu a été un long cheminement, pavé de douleurs, de sacrifice, de privation et de stress. Personne n’est venu frapper à ma porte pour m’offrir quoi que ce soit.

Cette mentalité m’a permis d’obtenir plus que ce que je croyais possible. De ce fait, j’ai beaucoup appris pendant ce voyage et chaque étape a été un enrichissement personnel.
Chaque pas en avant m’amène à la fois vers mes propres limites et les repousse par la même occasion.

Prendre sa chance, c’est la capacité à entrevoir une opportunité et à la saisir.

Ces dix années ont été riches en enseignements et en émotions, à présent une autre décennie démarre, je nous la souhaite pleine de croissance, d’apprentissage, transformation et de passion.
J’ai le sentiment que la sagesse s’acquiert par l’expérience…

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