Le bore-out – Quand l’ennui au travail rend malade de François Baumann

Le travail se trouve au centre de la vie, la valeur « travail » revêt une importance considérable dans notre équilibre intime. Mais, passer ses journées à « tuer le temps » au travail serait aussi mauvais pour la santé qu’une sur activité.

Chapitre 1Qu’est-ce que le bore-out ?

Dans ce premier chapitre, vous découvrirez les risques, les causes du syndrome bore-out ou plus communément appelez en français ; le syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui.

·         Comment peut-on en arriver là ?

Vous apprendrez qu’être en bore-out, c’est être à bout par manque de travail, de motivation ou de défis professionnels.

Comment le bore-out est proche du syndrome de burn-out. Il peut même parfois être intimement lié à lui, dans le sens où, lorsque l’on arrête l’excès d’activité qui détermine burn-out, l’ennui peut facilement prendre la place.

Que le bore-out, où l’ennui au travail a explosé en Europe depuis l’installation de la « CRISE » économique. Sa cause majeure étant le sous-emploi, selon une enquête du site atlantico, 20% de la population active européenne est ainsi sous employée.

L’ennui concernerait environ 32% des salariés en Europe, chiffre précisé par l’étude StepStone, effectuée en 2008 auprès de 11 238 personnes venant de sept pays européens.

Qu’une des conséquences ressenties par la personne en bore-out et la culpabilité, car comment peut-on exprimer ce mal-être, comment exprimer son manque d’activité professionnelle ?

·         Les caractéristiques cliniques du bore –out : quels en sont les signes ?

Vous apprendrez que le syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui ou bore-out est un trouble psychologique engendré par le manque de travail et l’ennui, par conséquent par l’absence de satisfaction dans le cadre professionnel.

Ce sont à l’origine deux consultants d’affaires suisses : Peter Werder et Philippe Rothlin qui ont constaté que leurs collègues semblaient souffrir de maux étranges, liés à l’ennui, qu’ils ont nommés « bore-out » ce que l’on traduit en français par « syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui »

Le bore-out fait partie des graves souffrances au travail, mais il est généralement moins connu et moins médiatisé que le burn-out. Pourtant, on peut comme dans le burn-out mettre fin à ses jours.

 « On se sent moins seul et anormal lorsque la maladie dont on est atteint est reconnue, admise par tous, et gagne en quelque sorte une reconnaissance sociale »

C’est une maladie multidisciplinaire, touchant le mental et le physique de l’individu, mais aussi les dimensions sociales, psychologiques, philosophiques et éthiques de son environnement immédiat.

·         Bore-out,  ennui et stresse négatif

Il s’agit donc d’une pathologie nouvelle qui touche les personnes privées de travail en quantité suffisante ou dont les taches n’ont pas un intérêt soutenu. On peut ajouter les personnes surqualifiées pour un poste donné qui ne peuvent utiliser qu’une partie infime et insuffisante de leurs capacités.

·         Des stratégies d’évitement

Le travailleur qui est atteint va se réfugier dans une stratégie d’étirement des tâches à réaliser, de perte de temps, ou encore va effectuer des simulacres d’investissement pour donner le change. Il pourra ainsi se persuader qu’il est toujours efficace, en dépit de l’ennui profond dans lequel il est en train de sombrer.

·         Une baisse de l’estime de soi

Vous découvrirez qu’une des caractéristiques du bore-out est une baisse de l’estime de soi,  qui s’accompagne d’un sentiment de honte et d’un état dépressif, avec pour dominante le sentiment de ne servir à rien, d’être inutile et vain ; c’est une forme de désespoir dont on ne voit jamais la fin.

Ce syndrome d’épuisement professionnel survient chaque fois que la responsabilité de l’employé face à son travail et diluée jusqu’à disparaitre.

Chapitre 2- Comment s’installe le bore-out ?

Dans le second chapitre, vous apprendrez comment se manifeste l’ennui et pourquoi on peut « s’ennuie à mourir »

·         Définir l’ennui

Vous apprendrez ; Pourquoi, l’ennui, est à la fois une démotivation et un désintérêt général. Qu’il peut être un sentiment, mais aussi une émotion. Selon les cas et les circonstances, la notion d’ennui ne possède pas la même profondeur.

Que l’ennui préoccupe, au sens propre, l’individu et le rend incapable de toute activité.

L’ennui concerne également le temps qui passe et a ainsi inspiré de nombreux poètes célèbres de Charles Baudelaire à Alfred de Vigny, qui voyaient dans l’ennui une caractéristique de la fuite inexorable du temps, qui reste malgré nos efforts impossibles à saisir….

Comment l’absence d’intérêt pour une occupation donnée – le travail par exemple – s’associe la plupart du temps au désœuvrement, ce qui permet de mieux comprendre le sens que revêt le mot « bore-out ». On est lassé on ne prend plus plaisir à rien, le monde semble uniformément gris sans le moindre relief, bref, on s’ennuie.

·         Les manifestations de l’ennui

L’ennui est envahissant. Comme l’eau, il s’infiltre partout, il envahit tout, ne laissant, lorsqu’il est installé, aucune place même aux pensées les plus élémentaires. Il s’occupe peu à peu toutes les fonctions vitales de l’organisme. C’est en cela que son aboutissement pathologique, le bore-out, s’avère dangereux et grave si on le laisse évoluer. L’ennui peut tuer : « Je meurs d’ennui ! » n’est pas un vain mot.

Trop d’ennui conduit donc au bore-out, sorte d’anéantissement général et aboutissement d’un ennui chronique, sans espoir d’amélioration.

On s’ennuie, on devient aussi ennuyeux pour les autres et pour nous-mêmes.

Comment l’ennui peut avoir raison de nos pensées et de nos actions, et c’est en cela qu’il est redoutable et insupportable.

L’ennui nous fait aussi prendre conscience, de façon parfois brutale, de notre néant personnel, de l’état d’inertie dans lequel nous met l’absence de passion, de l’abandon dans lequel nous plongeons lorsque nous sommes « sans divertissement », dans l’insuffisance et la dépendance, souvent dans une impression de vide qui déclenche alors une angoisse insupportable.

·         Différents types d’ennui peuvent être identifiés

Le bore-out n’est que l’un d’entre eux, parce que son mode d’apparition est lié au travail et que, ce dernier est lié au travail et que ce dernier étant au centre même de notre vie, il est alors légitime de s’en inquiéter. Le temps passé par chacun dans entreprise ou dans le travail quotidien en générales est en effet considérable.

·         Causes du bore –out ou pourquoi on peut « s’ennuyer à mourir »

Face à l’ennui au travail, et à la frustration qui en – découle, l’individu va développer des stratégies de défensives qui revêtiront l’apparence du stress. Il peut aussi simuler l’activité pour masquer l’évitement de tout travail ennuyeux supplémentaire. Mais ces stratégies finissent généralement par s’user et devenir inopérantes. Elles sont de faibles attitudes défensives face au poids de l’ennui profond ressenti.

·         L’absence de sens

L’absence de sens à donner à son activité, comme le manque de responsabilités, est une des causes de la baisse croissante de l’investissement de la personne atteinte. Ces difficultés à s’investir dans le travail proposé, quelles qu’en soient les raisons – que nous examinerons out au long de cet ouvrage –, sont aussi graves que le burn-out, mais cependant de cause opposée.

·         Une reconnaissance qui n’est pas au rendez-vous

Cependant, les salariés français sont très investis dans leurs fonctions. Ils en attendent souvent une reconnaissance qui est rarement au rendez-vous et qui constitue l’une des clés expliquant le bore-out, comme d’ailleurs le burn-out. Cette attente peut également mettre l’employé dans une position de fragilité. Elle risque de soumettre l’individu au jugement permanent de l’autre, et en cela, rejoint également le harcèlement moral et la manipulation.

·         Réorganiser = un risque de déstabilisation

La réorganisation du travail est souvent une cause majeure de déstabilisation. L’individu s’était adapté, parfois avec difficulté, à une forme précise de travail qui lui convenait; alors qu’il n’avait pas vu le changement venir, il se trouve soudain déstabilisé, surtout s’il pratique une activité pour laquelle il ne se sent pas préparé, et qui ne correspond pas du tout à ses compétences réelles.

Chapitre 3- Soigner le bore-out et éviter les rechutes

Vous apprenez qu’il existe 5 indicateurs généraux pour détecter les sources d’ennuis.

Que le corps tout entier réagisse aux méfaits de l’ennui chronique, en déclenchent des symptômes physiques gênants et surtout inhabituels.

Chapitre 4 – Comprendre le bore-out et évaluer sa gravité

Vous apprenez qu’en perdant gout pour le travail, la vie elle-même finit par perdre son sens avec des conséquences plus ou moins graves.

Confrontés au vide de leur activité, les salariés se sentent disqualifiés, et dans l’impossibilité de développer leurs compétences.

Que la différence entre burn-out et bore-out, c’est la honte

Comment la crise économique amplifie le phénomène

Chapitre 5 – Ennui et bore-out : des solutions, des traitements, des issues

·         Au stade de l’ennui

Comment traiter le bore-out en fonction du stade avancé de la maladie. Comment l’action sera toujours un bon remède, qu’il s’agisse d’agir physiquement – sport, gymnastique par exemple – ou intellectuellement.

Chapitre 6 – des questions et des réponses

Le chapitre répond à trois questions ;

Comment se reconstruire après un bore-out ?

Comment savoir vous êtes vraiment guéri ?

Comment restaurer un équilibre durable ?

Pourquoi vous devez lire ce livre

Le bore-out  quand l’ennui au travail nous rend malades est un livre sur l’absence de satisfaction professionnel.

À travers de très nombreux exemples, il détaille les processus psychologiques à l’origine de notre ennui. Ce qui nous pousse ver un désastre psychologique : honte, perte de l’estime de soi, dépression.

Ce livre peut vous aider à vous s’en sortir et vous reconstruire.

                                                                              

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3 Comments

  1. Pingback: Le bore-out - Quand l’ennui au travail re...

  2. colonelreyel

    Chef de projet en informatique de gestion, très souvent, il m’est confié des missions que je qualifie de casse-gueule, c’est-à-dire des projets qui ont déjà du plomb dans l’ail ou bien que des internes ne souhaitent pas prendre en charge car complexe. Par contre, en contre partie des nombreuses heures supplémentaires réalisées, ils arrivent après que nous soyons en intermission en quelque sorte à la disposition des commerciaux dans l’attente d’une nouvelle mission.
    Ces périodes sont sympas, un certain temps, mais au bout de quelques mois, je peux vous assurer que pas mal de chose peuvent passer par la tête.
    Personnellement, il y a quelques années pour combler un vide intellectuel (bore-out) et me former sur d’autres technologies, je me suis lancé dans la création de sites web et le référencement. C’est un vrai défi et presque une addiction que de rechercher les meilleurs plans et techniques dans l’ultime objectif d’améliorer le classement de ses sites.

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  3. Pingback: Mettez l’accent sur les hommes, par sur les procédures |

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