Le besoin de reconnaissance un dérivé du syndrome de Stockholm !

As-tu déjà entendu parler du syndrome de Stockholm ? 

C’est un phénomène psychologique découvert dans les années 70, 

Suite à un hold-up dans la banque Kreditbanken, à Stockholm en Suède. 

2 malfaiteurs séquestrent les quatre employés présents ce jour-là, pendant 6 jours. 

Après de longues négociations, tous les otages ont pu être libérés sains et saufs. 

A la surprise générale : les employés pris en otage clament leur sympathie pour leurs agresseurs et témoignent ensuite en leur faveur devant le tribunal. 

Que s’est-il passé pendant ces 6 jours 

Ils ont été touchés par les flèches de Cupidon ? 

Les malfaiteurs les ont payés pour ne pas témoigner contre eux ? 

Non, impossible ils ont tous été arrêtés et mis en prison. 

L’explication viendra du domaine médical  

Des psychiatres ont alors observé que les otages avaient développé une multitude de réactions émotionnelles positives envers leurs geôliers :   

Allant de l’empathie (elle va chercher à comprendre ses motivations…) 

À la contagion émotionnelle  (la victime va s’approprier les émotions de son agresseur) 

Jusqu’à adopter une attitude de soumission totale (perte du sens critique) 

Le syndrome de Stockholm est un phénomène étrange  

Qui découle de la réaction des victimes face à leurs geôliers. 

Selon le psychiatre américain, Frank Ochberg, le « Syndrome de Stockholm »,  

Correspond en gros à l’attachement voire l’amour que des otages peuvent éprouver pour leurs geôliers. 

La manifestation de ce syndrome prend naissance dans une variété importante de délits  

Qui va des crimes sexuels, aux attaques à main armée, aux prises d’otages, aux chantages en tous genres, aux violences physiques. 

Quand nous sommes face à une situation toxique 

Nous avons un mécanisme d’adaptation qui s’active. 

Ce qui nous permet dans ces cas précis de réduire l’anxiété provoquée par le danger 

De cette manière, la victime pense se protéger de son agresseur 

Seulement, en agissant ainsi elle se protège de l’angoisse du danger, 

Pas du danger en lui-même. 

Conséquence de ce mécanisme de défense 

Face à cette situation pour laquelle la victime ne perçoit pas d’issue,  

Son psychisme la pousse à se soumettre.  

Elle abandonne son indépendance,  

Elle perd tous sens critique 

Ce qui détruit toute estime de soi. 

Pour que le syndrome de Stockholm puisse apparaître,  

Il y a plusieurs conditions à réunir. Parmi lesquelles : 

L’agresseur doit être capable de justifier ses actes aux yeux de sa victime… 

(Créée une confusion dans l’esprit de sa victime…) ; 

Il ne doit exister aucun sentiment de haine des agresseurs à l’égard des victimes 

Les victimes potentielles ne connaissent pas l’existence du syndrome de Stockholm… 

(L’une des premières armes d’un manipulateur, c’est l’ignorance de sa victime à propos des mécanismes de manipulation) 

Pourquoi je te parle du syndrome de Stockholm ? 

Parce qu’au même titre qu’une victime du syndrome de Stockholm,  

Nous avons perdu notre indépendance.  

Nous avons renoncé à notre libre arbitre. 

Nous sommes devenus si socialement dépendants que nous avons besoin des autres,  

pour qu’ils nous valorisent quand nous nous sentons bien,  

et pour leur jeter la pierre lorsque nous ne nous sentons pas bien.  

Nous sommes les esclaves de nos besoins reconnaissances

Besoin de reconnaissance de son travail,

Besoin de reconnaissance de ses parents, 

Besoin de reconnaissance de ses amis ,

Besoin de reconnaissance en amour.

Pour certaines, l’approbation des autres prend le pas sur leur amour propre et l’estime de soi, 

Ce qui a pour conséquence d’aveugler la conscience de celui qui s’y complâit. 

Nous sommes d’accord sur le fait que le besoin de reconnaissance

Exerce ses effets sur nous à chaque interaction.  

Elle peut affecter la qualité de toute relation aussi bien sur un plan personnel que professionnelle. 

Elle nous enferme dans l’attente de la reconnaissance de nos amies, conjoints, parents, notre responsable hiérarchique… 

Cet enfermement qui pour certain est sécurisant,  

C’est accepter les autres jugés de notre propre valeur. 

Conséquence … 

Si on ne vous donne pas la reconnaissance que vous attendez,  

Votre moral et votre motivation baisseront. 

Et si vous n’avez pas une force mentale suffisante pour vous rebeller, 

Vous perdrez progressivement votre estime de soi, et votre confiance en soi. 

Deux choses vont se produire 

La première : Soit vous abandonnez, 

Vous renoncez enfin à satisfaire votre besoin de reconnaissance. 

Vous acceptez ainsi de parcourir votre vie à travers le prisme des autres, 

Vous ne serez jamais pleinement satisfait, 

Et vous aurez cette sensation désagréable de n’être jamais  

Au volant de votre vie. 

La deuxième… 

Vous ferez tout pour obtenir la reconnaissance que vous estimez mériter. 

Et malgré les bons résultats que vous obtenez au prix d’efforts considérables, vous vous sentirez toujours insatisfait, inutile, et sans importance, car vous n’arriverez pas à décrocher des compliments ou des félicitations.  

Le plus dur dans toute cette histoire 

C’est que nous avons nous-mêmes accordé la permission aux autres d’agir ainsi 

Nous les autorisons à maintenir une emprise néfaste sur nos émotions. 

Quelques réflexions afin de rester libre 

Viktor Frankl, auteur de l’ouvrage Découvrir un sens à sa vie, affirme que dans n’importe quelle situation on à la liberté de choisir et la possibilité de trouver du sens, même, et surtout, dans la souffrance. La liberté, c’est de faire consciemment des choix qui ne nous mettent pas en position de faiblesse. 

Paolo Gallo a écrit dans son livre La boussole du succès,  

Nous vendons notre âme au diable quand nous laissons les autres décider à notre place, quand nous obéissons aveuglément, renonçant de fait à notre libre arbitre, à notre capacité à faire nos propres choix – qui est notre plus grand trésor – en échange de récompenses de toutes sortes. 

Peu importe, si ce choix fait de nous, des êtres têtus, agaçants ou hystériques. Il s’agit simplement de ne jamais abandonner nos valeurs morales et éthiques. 

Nous devons agir, non pour attendre une reconnaissance de ceux qui nous entourent 

Mais pour accomplir ce en quoi nous sommes déterminés. 

Comprenez que votre objectif, en vous levant le matin, n’était pas celui de récolter les mérites et les applaudissements de votre supérieur, collègues ou parents. Votre devoir est envers vous-même. Le plus important est que vous soyez épanoui dans ce que vous faites, que vous soyez satisfaite et fière de vos accomplissements. 

Soyons clairs : les besoins de reconnaissance ne sont ni bons ni mauvais 

Ils remplissent un rôle et sont essentiels à nous autres les humains 

Mais au même titre que le syndrome de Stockholm, 

Ils ont le pouvoir de nous enlever notre libre arbitre. 

Et de nous rendre vulnérables au premier prédateur. 

 

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