Comment soigner votre réputation auprès de vos concurrents

Comment soigner votre réputation auprès de vos concurrents

Pour avoir une bonne réputation, vous avez souvent besoin de la coopération des autres. Or la règle numéro un pour obtenir la coopération d’autrui est de vous faire apprécier. Cela est vrai sur les personnes auquel vous pouvez directement porter votre influence, collègue, collaborateur ou amis…

Mais, comment inspirer des sentiments de sympathie et d’amitié à des personnes qu’on ne connaît pas ou sur lesquels on ne peut directement appliquer une influence.

Pour cela, il s’agit d’appliquer des règles de psychologie et des méthodes pour créer et entretenir une alchimie naturelle et développer une bonne réputation chez la concurrence.

Ces règles que je vais vous révéler, je les ai utilisées et continue de les appliquer comme une religion, elles m’ont ainsi permis de me faire recruter dans 2 majors du BTP. Sans jamais avoir à postuler.

Si je vous parle de ces règles, c’est en croire l’étude publiée par la Dares, le service des statistiques du ministère du Travail. Si la plupart des salariés sont en CDI, près de 9 embauches sur 10 sont désormais faites en CDD.

Cependant, la part des salariés travaillant en CDI reste encore majoritaire : ils sont 88% (hors intérim), contre 12% de CDD. Seulement, la plupart des embauches se font dorénavant en CDD. L’évolution du marché du travail tant vers une précarité des contrats de travail. Quant à la Mobilité sur un poste, elle est de 4 à 5 ans.

Au vu de la tendance du marché, il y a de fortes probabilités que vous ne fassiez pas toute votre carrière dans l’entreprise qui vous emploie aujourd’hui et que le prochain poste que vous occuperez soit chez un concurrent.

Quand une opportunité se présente, des tas de gens occupant un poste analogue et pourvu de diplômes semblables seront pris en compte. Face à une concurrence acharnée, vos éventuels employeurs ont le choix entre vous et quelqu’un qui vous ressemble.

Si vous avez appliqué ces règles de psychologie, vous aurez construit une réputation solide auprès de la concurrence. Ainsi vous n’aurez pas besoin d’être le meilleur, plus rapide ou le moins cher du marché. Parce que si on vous contacte cela veut dire qu’on vous a recommandé. Une tierce personne qui vous tient en haute estime a déjà produit 50% du travail. Il ne tient qu’à vous d’être excellent lors de l’entretien d’embauche.

Voici les 5 règles psychologiques pour établir une réputation chez la concurrence.

Ne dites jamais du mal d’un concurrent

Quand, je suis devant un client, que ce soit pour une négociation de contrat ou en phase de prospection, je demande toujours quels sont les autres fournisseurs avec lesquels il travaille. De manière générale, on me donne le nom d’une ou deux entreprises concurrentes.

« Ce sont de bonnes entreprises, dis-je, et vous serez très bien servi en choisissant l’un de nous trois. Bien entendu, la mienne vous comblera de satisfaction. » Ensuite, je déploie mon argumentaire sur nos valeurs et nos forces, en prenant bien soin de ne rien dire de négatif au sujet des autres.

On ne vend pas en détruisant la réputation d’un concurrent. On vend en prouvant sa valeur.

Si vous ne décidez pas quelle est votre valeur, quelqu’un d’autre le décidera à votre place.

Ne soyez pas mauvais perdant

Il y a des moments difficiles où la concurrence nous substitue un client, surtout quand le client est important. Ce qui nous rend extrêmement furieux, cependant vous ne pouvez pas revenir en arrière et faire les choses différemment. Alors, n’oubliez pas que personne ne connaît l’avenir et que rien n’est écrit par avance.

Chez le client, tout le monde n’est pas forcément d’accord avec la décision de la direction. De même, le client que vous venez de perdre pourra revenir, s’il s’aperçoit que le service que vous lui fournissiez était de meilleure qualité.

Toutefois, peu importe pourquoi le client vous a quitté, gardez votre sang-froid. Ne laissez pas votre colère prendre le dessus. Garder la tête haute et laissez-le partir.

Je me fais un devoir de traiter mes clients aussi bien à leur arrivée qu’à leur départ. Je veux qu’ils se souviennent de nous comme une entreprise qui a de la classe. Nous ne quémandons pas nous ne pleurons pas, nous restons honorables même dans l’échec, et je tiens à ce que mes concurrents l’apprennent.

Montrez-vous toujours accommodant

Il arrive parfois que nous nous trouvions sur une affaire en partenariat avec un de nos concurrents. C’est pour moi, un moyen pour envoyer un message à mes concurrents. Même si l’un d’eux m’a pris un client, je reste aussi courtois et sympathique que possible. Je m’adapte à son emploi du temps, réponds à leurs différentes demandes. Je me montre aussi accommodant que possible, je parle à mon équipe pour qu’elle en face de même.

Je tiens à ce que nous restions professionnels, afin d’éviter de provoquer des tensions qui pourraient nuire à la finalité du dossier.

Laissez votre interlocuteur sauver la face

Imaginez que l’on vous présente à quelqu’un que vous avez déjà rencontré, mais qui ne se souvient pas de vous. Vous pourriez lui dire : « nous nous sommes déjà rencontrés » et le mettre dans l’embarras. Vous pourriez aussi lui dire : bonjour, Frédéric, ravi de vous revoir. On s’est croisés il y a deux mois au départ en retraite de Marc, n’est-ce pas ? Quelle soirée ! »

Chaque interaction avec une personne extérieure à votre entreprise renfonce votre réputation. Même si nous avons raison et que notre interlocuteur a tort, en lui faisant perdre la face, nous froissons son amour propre. À part soigner notre ego, cela ne nous apporte rien en termes de relation de confiance.

Soyez indisponible

Les gens veulent ce qu’ils ne peuvent pas avoir. En étant constamment disponible, vous vous dévalorisez. Le principe de rareté prévaut dans tous les domaines de l’existence.

 Les gens veulent ce qui n’est pas à leur portée et ils préfèrent ce qu’ils ne peuvent pas avoir sans effort. La nature humaine est ainsi faite.

La petite histoire

Il y a quelques années de cela, un cabinet de recrutement m’a contacté pour savoir si j’étais intéressé par un poste de chargé d’affaires en travaux publics pour une entreprise qui souhaitait à ce stade des négociations rester anonyme.

La première question qui m’est venu en tête : « comment à-t-il eu mon nom et mon téléphone ? La seule chose qu’ils ont pu dire était que c’était leur client qui leur avait fourni.

J’ai rencontré le cabinet, nous avons discuté des modalités du poste, son lieu d’affectation et du revenu annuel. A l’époque, j’étais employé en tant que chargé d’étude, et prendre de plus grandes responsabilités m’attirait. Nous avons poursuivi la discussion.

La négociation d’un éventuel contrat s’est étalée sur plus d’un mois. C’est lors d’un troisième rendez que j’ai pu savoir le nom de l’entreprise, mais la DRH n’a pas pu me dire comment il avait obtenu mon nom. Finalement, la DRH m’a appelé pour me dire : j’été retenu, mais que le directeur régional tenait d’abord à me rencontrer.

En fin de compte, j’ai obtenu le poste et des réponses à mes questions.

Jean-Paul le Directeur régional lors d’un dîner de réseautage a fait savoir qu’il cherchait un chargé d’affaires sur le secteur aixois. Ce soir-là, Nicolas un chef d’entreprise avec lequel j’avais obtenu une affaire en partenariat, lui a remis mes coordonnées. C’était aussi simple que cela.

Par la suite, j’ai contacté Nicolas pour le remercier d’avoir proposé mon nom.

Et vous que faite vous pur construire une réputation en dehors de votre entreprise?

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