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Un manager réussit dans sa mission quand il sait se rendre dispensable

Si tu veux être un excellent manager…

C’est aussi vital qu’est l’oxygène pour notre corps :

Il va falloir que tu apprennes à te rendre dispensable pour ton équipe.

Manager, l’avenir économique de votre service est entre vos mains. 

Vous réussirez si vous avez le courage managérial de confier le maximum de responsabilité à vos collaborateurs  et si ces derniers acceptent de les assumer.

Il n’existe pas de style de délégation idéal, et le chemin vers l’autonomie du collaborateur est  long et difficile. 

Si tu ne sais pas monter en compétences ton équipe, leur octroyer une autonomie grandissante et déléguer intelligemment,  peu importe tes connaissances.

Tu es obsolète.

Un manager doit accepter l’idée qu’il réussit dans sa mission quand il sait se rendre de plus en plus dispensable. 

C’est une assurance tous risques, qui permet d’avoir plus de temps à consacrer sur des sujets à plus forte valeur ajoutée.

Pour cela, il faut du courage, mais aussi une bonne dose de maturité.

💡 “La maturité, c’est lorsque tous vos miroirs se transforment en fenêtres » Anonyme

Beaucoup de managers vivent entourés de miroirs, dans lesquels ils se contemplent. Ils y voient leurs réussites antérieures, et leur futur avenir. Ils sont obsédés et centrés sur eux-mêmes.

Ce qui les pousse à traiter leurs collaborateurs comme des enfants

Voilà, comment certains managers perçoivent leurs collaborateurs :

☑️ “ Dès que je m’absente pour quelques jours, c’est le chaos, on dirait qu’ils ne savent plus travailler. ”

☑️ “ Ils faut les surveiller en permanence, sinon ils ne font rien. ”

☑️ “ Tu donnes ça, et on t’en demande toujours plus. ”

☑️ “ Si je ne vérifie pas scrupuleusement leur travail, tu peux être sûr qu’il va y avoir un problème.” 

☑️ “ Ils sont incapables de prendre la moindre décision. “

Comment peut-on prétendre être un manager efficace si à la moindre absence ou vérification de travail, c’est le chaos dans le service ?

Bien sûr… Ce n’est pas simple.

Il faut accepter que vos collaborateurs ne soient pas des clones à votre image, que leur travail et leur investissement personnel soit très différent du vôtre.

Qu’ils ont droit à l’erreur et à l’échec, passage presque obligé pour monter en compétences – apprendre de ses erreurs.

Ne pas se charger de leurs responsabilités – quelle que soit leur nature, les problèmes ont toujours tendance à sauter des épaules d’un subordonné pour s’installer sur celles de son chef.

Accepter de leur confier la responsabilité de tâches importantes.

Si tu veux bâtir une équipe dynamique capable de se débrouiller en autonomie.

Tu dois leur laisser les clés du royaume.

Dans le sport professionnel, notamment dans le foot (oui, je suis fan de foot.), on n’arrête pas un match parce que le meilleur joueur se blesse ou prend un carton rouge.

Finale du Championnat d’Europe de football 2016 qui oppose le Portugal à la France, Cristiano Ronaldo, un des meilleurs joueurs du monde, futur ballon d’or 2017, sort sur blessure à la 22e minute de jeu.

Tu penses que l’arbitre arrête le match, que l’équipe du Portugal sombre dans le chaos. Non, rien de tout cela. L’équipe a adapté sa tactique de jeu, pour évoluer sans son attaquant phare.

Ils ont finalement remporté la finale 1-0

Si tu veux des collaborateurs autonomes capables de s’adapter aux difficultés du monde professionnel, et non de simple exécutant,

Tu dois te libérer de ces deux habitudes limitantes qui t’empêchent de faire progresser ton équipe et toi-même.

La première erreur classique que font les managers auprès de leur collaborateur est de se rendre omniscience. Un réflexe naturel chez les managers ; vouloir être au centre de tout, tout le temps.

La deuxième erreur commise par les managers consiste à vouloir être omniprésent, c’est un second réflexe chez les managers de tout vouloir contrôler. Ce qui est un frein à la délégation, car en étant trop contrôlant, je prive mes collaborateurs de leur droit à l’autonomie.

Un manager qui veut donc gérer intelligemment ses équipes

Ne peut le faire qu’en les exposant aux responsabilités, à ces situations de travail dans lesquelles on apprend, dans lesquelles l’apprentissage se produit, sans que les personnes en aient même une conscience claire.

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