Quand on te conseille de ralentir, fonce

Quand on te conseille de ralentir  fonceS’il y a bien une chose que je voudrais transmettre, c’est de toujours écouter sa petite voix intérieure. Car, tout ce que j’ai obtenu dans ma carrière, l’a été par envie et force de volonté

2004.Quatre ans que je suis en poste dans un bureau d’étude. J’y suis rentré au bas de l’échelle en tant que dessinateur industriel, sans prétention, mais pas sans ambition. Au cours de ces quatre années, j’y ai beaucoup appris, ce qui m’a permis de gravir des échelons dans la hiérarchie. Mon travail semble être apprécié par mon patron et j’aime ce que je fais.

De plus, mes fonctions me mettent en contact quotidien avec des représentants, des prescripteurs, des démarcheurs et je découvre un milieu plein d’avenir, celui du commerce.

Très vite, je décide que je veux bosser dans le commerce. Il n’en faut pas plus pour que s’élève les « tu n’as rien d’un commercial, t’es pas fait pour ce métier, t’a jamais rien vendu de ta vie » autant n’argument louable, mais qui ne me font pas renoncer à mon projet.

Je pars pour un acteur majeur de vente de matériaux de construction, de plus un groupe international. Je ne vais pas bosser pour un petit indépendant.

Changement d’univers

Voilà un an que je m’attelle à vendre des matériaux de construction, j’y suis bien, mais il faut savoir saisir une opportunité quand elle se présente. Et justement, un acteur majeur de l’entretien et de la maintenance d’infrastructures de transport routier et ferroviaire vient de me proposer de rejoindre leur agence.

Inutile de vous raconter les cris qui ont couvert mon départ « tu fais une grave erreur, si tout nous quitte c’est tu n’es pas fait pour ça, tu n’as pas les épaules assez solides pour travailler chez eux, tu vas te planter et te retrouver au chômage… » À cette époque cela représente environ 2 800 000  personnes sans emploi soit 10,2 % de la population active en moyenne.

Je mise tout sur le fait que j’ai moins de trente ans, et que je commence à avoir une certaine expérience dans mon travail, forcément j’en retrouverai un autre. Motiver, passionner, je fonce, laissant derrière moi mes dernières réticences.

Inutile de vous dire que je ne regrette pas d’avoir suivi mon chemin, regardant l’avenir sans le craindre.

LA SEULE VOIX QUI SAIT CE QUI EST BIEN POUR VOUS, C’EST LA VÔTRE. SUIVEZ VOS ÉLANS, REVENDIQUEZ LE DROIT À L’AUDACE ET AUX DÉRAISONNABLES ET FAITES TAIRE LES CONSERVATEURS QUI NE MANQUENT JAMAIS UNE OCCASION D’ÉMETTRE DES AVIS DÉFINITIFS.

Alain Caysac

Toujours à l’écoute

Quelques années plus tard, je suis approché par le groupe Spie Batignolles. Ils sont en pleine expansion et souhaitent s’attacher mes services pour diriger le bureau d’étude d’une de leurs filiales des bouches du Rhône.

Encore une fois, le défi, le challenge, me fait pousser des ailes. Cette nouvelle expérience va me permettre de briser la routine quotidienne. C’est pour moi, une façon comme une autre de sortir de sa zone de confort. D’aller testé c’est propre limite.

Là encore, plus que jamais, les avertissements, les mises en garde fusent, « tu as des obligations familiales maintenant, comment vas-tu faire si ça ne marche pas, tu ne peux pas te permettre de quitter un bon job, tu n’as pas la carrure pour dirige un tel service… » Et bien d’autres que j’ai oubliés.

Mes que dois-je faire alors ?

Si j’écoute toutes ces voix bien attentionner, sous couvert que j’ai CDI, un bon salaire et une famille à nourrir ; je ne dois plus laisser parler mes envies, je dois taire et refouler mes passions

C’est vrai que c’est un pari risqué. Mais c’est justement par que c’est risqué que cela vaille la peine d’essayer.

Il faut savoir ce que l’on veut et être conscient de ce que l’on vaut.

Je ne regrette pas d’avoir accepté cette proposition, j’en suis sorti grandi.

Chaque fois que j’ai tenté une nouvelle expérience, des voix se sont fait entendre. Aller au bout de ses envies implique d’écouter ses désir et envie et souvent devoir naviguer à contre-courant.

La réussite et promise à ceux qui sont capables de s’engager en écoutant leur cœur. La réussite et promise à ceux qui sont à l’écoute de leur passion.

LA FACILITE EST UN LEURRE, QUI MÈNE DROIT DANS LES SABLES MOUVANTS

Alain Caysac

Ne vous laissez pas impressionner les échos de ceux qui dénigrent ceux que vous entreprenez. Écoutez plutôt la sagesse des gens qui ont mené une vie enrichissante.

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4 Comments

  1. Pingback: Quand on te conseille de ralentir, fonce | R&ea...

  2. Corinne

    Superbe article très intéressant. J’ai moi-même fais l’expérience de cette situation et ça n’a pas été chose facile. En effet, mes parents ont toujours voulus que je reprenne la petite entreprise familiale mais moi j’ai voulus me lancer dans ma grande passion: la communication.
    En effet, je suis maintenant dans une agence immobilière et j’adore mon boulot. A côté, j’ai investis dans un petit studio que je loue en . Je ne pense pas avoir trop raté ma vie pour l’instant. Si j’ai un conseil à donné, c’est bel est bien de croire en ses rêves et en ses choix peut importe le risque à prendre. Celui qui n’essaye pas n’y arrivera jamais.

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  3. Best Android Training Institute in Chennai

    Really a fantastic blog

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  4. Pingback: L’entreprise n’est pas une démocratie (ce qu’on ne m’a pas appris à l’école) |

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