Pourquoi est-ce que je me sens comme un imposteur au travail ?

Pourquoi est-ce que je me sens comme un imposteur au travailAvoir l’impression de ne pas mériter ses réussites, attribuer ses succès à un bon timing, à la chance, au hasard, ou à quelque chose d’autre qui n’est pas lié à vos capacités ou à votre intelligence, vivre dans l’angoisse d’être démasqué, c’est souffrir du «syndrome de l’imposteur».

 Il existe une multitude de raisons pour lesquelles vous pensez être un imposteur, la plupart étant liés à la peur du changement, qui se traduit par un manque de confiance en soiun mal-être qui développe le sentiment de ne pas être compétent.

Cette émotion est souvent déclenchée par un succès, un avancement, une promotion au quelle vous ne vous accordez jamais pleinement la réussite et encore moins la légitimité.

Les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur expriment une forme de doute maladif qui consiste essentiellement à nier la propriété de tout accomplissement personnel. Ces personnes rejettent donc plus ou moins systématiquement le mérite lié à leur travail.

Le syndrome de l’imposteur est une souffrance ou tout changement, que ce soit d’ordre professionnel ou personnel amène la réflexion et, surtout les émotions à être submergées par le doute sur ses capacités.

« NOUS SOMMES TOUS DES IMPOSTEURS DANS L’ENSEMBLE DE CE MONDE, NOUS PRETENDONS TOUS ETRE QUELQUE CHOSE QUE NOUS NE SOMMES PAS. »

Richard Bach

Je décris sur ma page «Qui je suis» les grandes lignes de ma carrière professionnelle en tant que salarié. J’explique notamment mon cheminement pour atteindre l’objectif professionnel que je m’étais fixé, à savoir devenir manager, et obtenir le statut de cadre.

Lorsque, j’ai enfin atteint ce grand objectif professionnel, j’ai ressenti une immense satisfaction personnelle. Moi, le petit gars sans diplôme d’école supérieure, je managé maintenant des salariés avec des bac +5. C’était pour moi une victoire sur ma vie.

Pourtant, une fois l’euphorie retombée, j’ai commencé à m’inquiéter d’être capable de travailler à ce niveau plus élevé de responsabilité. Cette inquiétude à fait émerger en moi des pensées négatives : «ce poste excède mes qualifications, ils se sont trompés en me proposant cette promotion, j’ai triché sur mes compétences, mes collègues sont tous plus compétents que moi, ils vont vite s’apercevoir que je n’aurais jamais dû être là, tôt ou tard ils vont démasquer la supercherie.» Du coup j’ai assez mal vécu ma prise de fonction.

Je me souviens encore, j’avais petite réflexion qui tourné en boucle dans mon esprit «regarde autour de toi, les gens avec qui tu travailles ont tout un niveau scolaire très supérieur au tien. Quelle légitimée as-tu pour les diriger? Vas-tu être en mesure de répondre à leurs attentes? Vont-ils réaliser que tu manques de compétences nécessaires pour réussir?»

C’était vraiment horrible, ces pensées me paralyser à tel point qu’elles, m’enlevé toute confiance en moi. Ce qui me générer un énorme stresse. D’ailleurs, en y repassant je crois que c’est la période de ma vie ou j’ai était le plus angoissé professionnellement.

Le refus du changement ou le syndrome de l’imposteur

Ce qui sait passée à cette période de ma vie, n’a rien avoir avec un manque de compétences ou d’efficacités. La réalité était que je venais de franchir les remparts de ma zone de confort. Je quittais  un ensemble d’habitudes, de comportement, de personne, d’environnement et d’activités, pour me retrouver dans un no man’s land. Et c’est toute cette part d’inconnu qui projeter en moi des sentiments et des émotions négatives.

J’ai douté à ce moment précis de ma vie, car j’étais face à un changement. Je me retrouvais du jour au lendemain en terre inconnue, ou un immense univers vierge attendait d’être coloniser, terra-former, modeler par mes soins.

D’un côté j’avais l’homme ambitieux, audacieux qui m’encourager à continué à avancer, à prendre des risques, à me mettre en danger, et de l’autre j’avais le coté, peur du changement, crainte de l’inconnu qui lui m’inciter à revenir en arrière, à me réfugier dans ma zone de confort.

C’est cette ambiguïté entre le désir de  s’accomplir professionnellement et la réticence au changement qui créer des sentiments divergences. On est dans un dialogue intérieur qui dit «oui» – «mais non», ce qui crée des troubles émotionnels du comportement. La personne atteinte du syndrome de l’imposteur se place, alors, dans une situation dans laquelle il accomplit son travail avec le sentiment d’être un usurpateur.

Même si on est conscient que nos vies sont en perpétuel changement, nous éprouvons de la crainte face au changement. Nous avons peur de l’avenir, de l’inconnu. Nous craignons de ne pas être en mesure de gérer ce qui s’en vient. C’est pourquoi nous manifestons de la résistance à son égard. Notre esprit à la capacité de manifester ses craintes de différentes manières. Et justement le syndrome de l’imposteur en est une.

Alors, à la question pourquoi vous vous sentez comme un imposteur au travail? Je répondrais parce que vous êtes face à un changement dont vous n’avez pas encore accepté la transition.

Dans un prochain article, j’explique qu’elle a été mon cheminement pour sortir de cet état d’usurpateur chronique.



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