Manager, quelque chose est en train de changer (vraiment)

Un peu d’histoires…

Le début du 19 siècle a été marqué par la révolution industrielle.

Un processus qui fait basculer notre société à dominante agraire et artisanale vers une société commerciale et industrielle.

Nous allons ainsi tout au long du siècle découvrir les concepts d’optimisation du temps de travail des salariés au travers des méthodes de management de Frederick Winslow Taylor, de Henri Fayol ou de Henry Laurence Gantt.

Aussi belle et prometteuse qu’elles soient… Ces méthodes d’organisation du travail ont surtout amené la rationalisation de l’humain.

Représenter par ses armées de travailleur à la chaîne, son conformisme, son obéissance aveugle aux règles, ses mécanismes de contrôle et ses multiples procédures de validation. 

Qui est le reflet d’organisations pyramidales à la hiérarchie militaire : 

Structure définie et non flexible, management directif, statut représentatif de pouvoir, structures trop oppressantes, contrôlantes et stérile.

Répercussion pour le management du 21e

Je constate un décalage entre les systèmes managériaux hérités de la fin du 19ème et les changements sociétaux du 21ème siècle. 

Assis sur leurs acquis et leur passé, les managers sont inadaptés à l’ère de la mondialisation, d’internet et du métissage culturel.

Il manque de motivation, d’investissement personnel et d’efficacité,

Il manque d’inspiration, d’audace, d’inventivité, de vision, 

Ils évitent de prendre des risques et hésitent face à l’idée d’explorer de nouveaux domaines et de nouvelles idées.

Ils continuent d’évoluer dans une culture basée sur la peur et qui rejette l’échec.

Ils sont bien souvent des freins bureaucratiques.

Voilà, le mal qui ronge les managers d’aujourd’hui 

Ce modèle managérial est devenu contre-productif.

Conséquence

Absence de reconnaissance sociale,

Manque de perspectives professionnelles, 

Un travail rendu abrutissant,

Qui transforme les salariés en simples accessoires de la machine,

En négligeant la dimension HUMAINE.

En un peu moins d’un siècle, le management a laissé le monde du travail  :

Sans âme, sans créativité, sans entrain, sans envie, et pour beaucoup d’entre nous sans aucun sens.

Le truc …

C’est qu’il y a un changement radical des mentalités, 

Notamment chez les jeunes générations, 

Ils aspirent à de nouveaux modèles relationnels, beaucoup plus participatifs et collaboratifs.

Ils refusent ou ne souhaitent pas intégrer certaines entreprises qui utilisent un management autoritaire ou contrôlant.

Ces jeunes résistants s’en détournent pour ne pas dire qu’ils fuient ce modèle.

Ils ont horreur de l’autorité, de la discipline et de la surveillance.

Ce n’est pas leur valeur, et encore moins leurs attentes.

Déphasage complet

Cette fonction managériale n’est plus en phase avec les évolutions de notre société, et des mentalités.

Elle fonce à 380 km/h dans un mur en béton armé.

Pour cause, elles cherchent encore à imposer, dicter, et contrôler chaque tâche des salariés

Ce qui ne produit que mécontentement, insatisfaction et frustration.

Et comment en vouloir au manager !

Ils appliquent un modèle de management archaïque et désuet de bon sens.

Issue d’un héritage, aussi pesant que paralysant.

Mais dont les mécaniques restent fortement ancrées dans les mentalités.

Seulement, le changement qui est en train de s’opérer 

Et qui est très marqué par l’arrivée de la génération Z.

Demande de se débarrasser de nos vieux modèles mentaux.

Et de s’ouvrir à un nouveau modèle de management.

Dès lors, “toi” manager, tu es amené à :

Établir et entretenir des interactions réussies,

À guider plutôt qu’à diriger,

À contribuer plutôt qu’à résister,

À partager plutôt qu’à faire de la rétention,

À prendre des risques plutôt qu’à être passif,

À obtenir l’adhésion des équipes plutôt que l’obéissance

La fonction est désormais pleinement relationnelle.

Désormais, ta fonction est de :

Donner du sens au travail, pour qu’il devienne un moyen d’expression et de réalisation de soi.

De créer du lien et de l’empathie, afin de réconcilier le collectif.

De favoriser le travail collaboratif, pour permettre d’équilibrer la liberté individuelle et la liberté collective.

Cela peut paraître utopique 

mais il suffit d’ouvrir les yeux,

d’écouter, de sentir…

Le changement est déjà là…

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