L’intelligence relationnelle – Une autre manière d’être intelligent

intelligence-relationnelleUn changement dans les règles du travail et en marche. Nous devons dès à présent penser sur des bases nouvelles. Il n’y va plus seulement de notre intelligence, de notre formation ou de nos compétences ; désormais, on nous évalue aussi sur la qualité de notre rapport à nous-mêmes et aux autres.

Nous devons non seulement acquérir un nouvel état d’esprit, mais également un nouveau jeu d’aptitudes social.

« LES DOGMES DU PASSE SEREIN SONT INADEQUATS POUR LE PRESENT TUMULTUEUX. »

Abraham Lincoln

Ces règles ont peu à voir avec ce que nous avons appris à l’école. Ce nouveau challenge – qui est non seulement de survivre, mais aussi de véritablement prospérer dans cette nouvelle économie – exige de faire abstraction de la plupart des aptitudes scolaires. Considèrent comme acquis les aptitudes intellectuelles et le savoir-faire technique, elle cible les qualités personnelles comme l’empathie, l’adaptabilité, ou encore l’influence.

En développant ces nouvelles aptitudes, vous vous mettrez progressivement à la hauteur du nouveau challenge et de nouvelles possibilités s’ouvriront devant vous.

Ce que veulent les entreprises

Selon une enquête conduite auprès des chefs d’entreprise, ceux-ci estiment que plus de la moitié de leurs employés manquent de motivation pour continuer à apprendre et s’améliorer dans leur travail. 40% d’entre eux seraient incapables de coopérer avec leurs collègues et seulement 19% de ceux qui postulent pour un premier travail font preuve d’assez d’autodiscipline dans leurs habitudes de travail.

De plus en plus d’employeurs se plaignent de carences dans les rapports humains chez les recrues les plus récentes. Comme le dit le dirigeant d’une importante chaine de restaurants : « trop de jeunes gens ne supportent pas les critiques : quand on commente leur façon de travailler ils adoptent un comportement de défense ou d’hostilité. Ils réagissent comme si ces critiques étaient des attaques personnelles.

Nos perspectives d’avenir dépendant de plus en plus de notre aptitude à gérer notre comportement et nos rapports avec autrui de façon plus adroite.

Le Qi n’est pas une valeur de réussite !

Il est encore très courant de penser que le QI d’une personne détermine sa réussite professionnelle. Mais maturité intellectuelle ne signifie pas maturité émotionnelle. 

Nous savons très bien qu’une personne dotée d’un quotient intellectuel de 160 est en principe plus intelligente qu’une personne dont le QI est de 100.

Albert Einstein avait un QI de 160, celui du réalisateur américain Quentin Tarantino est estimé également à 160 peut-on présager qu’il est capable d’élaborer la théorie de la relativité ?

Le QI de Madonna atteindrait 140 le même nombre que celui Hillary Clinton doit-on en conclure qu’elle aurait fait une excellente politicienne ou vice versa est ce que Hillary Clinton aurait pu être une grande chanteuse ?

Leur réussite dans leurs domaines de compétence est incontestable. Mais un individu peut être l’équivalent d’un génie lorsqu’il s’agit d’intelligence globale, mais l’équivalent d’un crétin lorsqu’il s’agit d’une autre forme d’intelligence. Par exemple, l’intelligence relationnelle

Selon une étude américaine, 85% des succès financiers seraient en fait dus à la personnalité des gens, et à leurs facultés à communiquer, négocier, et gérer une équipe. Seulement 15% de la réussite viendrait d’un savoir purement technique. 

L’école forme des techniciens du savoir-faire

La base de notre culture et centré du l’intelligence globale. Cette même intelligence s’appuie sur la pensée et la réflexion.

L’école nous apprend à développer notre intelligence globale, par le biais d’exercices, de devoirs, de leçons qui nous permettent de structurer nos connaissances, elle nous permet également de développer notre esprit d’analyse.

Notre système éducatif privilégie l’accumulation des connaissances à la formation humaine des élèves.

L’enseignement en particulier en France, et centré sur l’acquisition d’abstraction ou sur l’application de méthodes éprouvées, ne prépare pas vraiment à diriger et encore moins à devenir un leader.

Je rejoins les propos de Jo Owen à ce sujet : l’école nous enseigne exactement ce qu’il ne faut pas pour devenir un dirigeant. À l’école, on travaille seul pour atteindre des objectifs prédéterminés pour lesquels il existe une réponse intellectuellement correcte. Tout aspirant leader qui attend qu’on lui pose des objectifs, qui croit que toutes les réponses sont rationnelles et qui travaille seul à peu de chance de réussir. Diriger, c’est justement définir un projet (poser des objectifs, et non simplement les accepter),  travailler dans un monde profondément politique, et travailler en relations étroites avec les autres. L’école n’inculque que rien de tout cela

Ce système a été efficace !

Après la Seconde Guerre mondiale, l’ensemble des entreprises recherchait la compétence technique des subordonnés et considérait ces dernières comme de simples outils de production. Les seules qualités humaines qui étaient demandées étaient limitées à l’obéissance aveugle et la docilité. Les compétences étaient synonymes de connaissances et au sein du système éducatif la situation était la même.

Le problème c’est que le système éducatif n’a pas évolué quand les besoins des entreprises ont changé.

Sacha Guitry a défini les écoles comme « des établissements où l’on apprend à des enfants ce qui leur est indispensable pour devenir des professeurs »

On nous apprend depuis notre tendre enfance à développer notre savoir-faire.

Mais quand est-il de notre savoir-être ?

Résumer l’essence de notre intelligence à ça seul pensé et occulté une partie de nous-mêmes. La partie émotionnelle, celle qui nous rend vivants et humains.

Je m’appuie sur les propos de Fabrice Lacombe pour formuler l’essence de l’intelligence relationnelle « je pense, je ressens, j’agis donc je suis. Ce qui revient à dire ; je suis capable de m’adapter à un milieu, à un autre, à d’autres, à un environnement. »

L’intelligence relationnelle

À l’évidence, beaucoup de paramètres revêtent aujourd’hui une immense importance, entre autres la capacité à percevoir, maitriser ses sentiments et ses émotions ainsi que ceux d’autrui.

Si notre société avait accepté cette évidence, nous aurions tous réalisé que 75 % des étudiants diplômés de l’université vont travailler dans des entreprises et que celles-ci ont besoin de collaborateurs désireux d’assumer des responsabilités, capables de travailler en équipe et d’évoluer dans un monde où l’esprit d’initiative, la curiosité, l’imagination et l’aptitude à s’adapter deviennent plus importants que l’acquisition d’un savoir.

Selon une enquête récente menée par Hervé Sérieyx auprès de millier de jeunes diplômés, relater dans le livre Le kit minute du manager : Les 50 clés du management relationnel, ceux-ci attendent désormais d’un chef qu’il soit un modèle de comportement, une source de savoir permanente et qu’il démontre sa compétence de formateur. Le leadership remplace l’autorité, l’intelligence affective supplée le coup de gueule, l’écoute active et la persuasion s’allient pour supplanter les ordres abrupts. Dorénavant, la motivation est obtenue par le dialogue et par la stimulation des besoins psychologiques fondamentaux, et non par des ordres intempestifs ou une autorité hiérarchique imposée par un organigramme figé, une bureaucratie tatillonne, un formalisme mécanique inadapté aux mœurs du temps.

Or, cet ensemble de compétence n’est guère enseigné – encore moins démontrer. C’est un savoir que l’on apprendre au travers nos expériences. La difficulté, lorsqu’on apprend par l’expérience, c’est que l’on avance de manière aléatoire.  Si nous avons la chance de tomber sur de bons modèles et de bonnes expériences pour apprendre les bonnes leçons. L’inverse et également vrais, avec de mauvais exemples et de mauvaises expériences, on apprend de mauvaises leçons.

C’est la raison pour laquelle il faut avoir une idée claire de ce qui compte vraiment dorénavant. Demandez-vous quels sont les défis cruciaux, ceux qui selon vous assureront  votre réussite. Selon moi, les qualités relationnelles revêtent une importance vitale. C’est la quintessence des relations humaines.

La réussite, votre réussite, notre réussite reposent sur l’essence même de nos relations.

Si vous voulez tirer le meilleur profit de vos interactions, les compétences relationnelles, telles que la compassion, l’empathie, l’influence, maitrise de soi, ou encore la résilience doit faire dorénavant partie de vos préoccupations.

L’insaisissable mesure relationnelle

L’incapacité à créer un lien tangible et profond avec nos amies, nos collaborateurs sont bien souvent l’origine de chacun de nos échecs. En d’autres termes, chaque « déraillement » est le résultat d’un excès de compétences techniques associé à un déficit de compétences relationnelles.

Pourquoi donc, se fait-il que tant de personnes ne le comprennent pas ?

Parce que les compétences relationnelles sont difficilement mesurables. Les compétences techniques quant à elles peuvent être évaluées, enseignées, transmises et appliquées. En d’autres mots on ne peut les mesurer.

Comment mesurer le degré d’une relation ? Comment mesurer l’importance d’une émotion ? Comment décomposer en paliers le degré d’augmentation d’empathie ? Autant de compétences qui sont difficilement mesurables dans un tableur Excel.

L’intelligence relationnelle n’est pas quelque chose que les écoles, les entreprises, les gens peuvent mesurer ou contrôler facilement. Mais l’on connait tous autour de nous des gens qui sont socialement intelligence.

Se lancer

S’il y a une idée que j’aimerais  que vous retiriez de cet article, c’est celle-ci : nous avons la possibilité de prendre un nouveau départ. Rien ne nous oblige à vivre dans le dôme de personnes dénuées de sens et de savoir-vivre. Nous pouvons gagner en confiance, accroitre notre influence et basculer le cœur des gens à notre causse…

Ce ne sera pas facile, car cela suppose remettre en cause tout ce que vous tenez pour acquis, d’abandonner vos idées reçues, de repenser vos principes et de hisser la barre beaucoup plus haut.

Souvenez-vous que le principal atout de l’intelligence relationnelle, c’est l’intérêt que vous portez aux autres. Attention, écoute, interrogations…

L’intelligence relationnelle s’apprend au jour le jour sur le terrain. Plus vous pratiquez, plus il vous semblera facile d’aller vers les autres, de communiquer avec eux et de les influencer.

Faites le petit effort de vous lancer, une nouvelle vie s’ouvre devant vous !

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2 Commentaires

  1. Pingback: L’intelligence relationnelle - Une autre ...

  2. LeBonManager

    Tout le système éducatif des parents à l’école est fondé sur le cerveau droit, le rationnel, l’intelligence brute. Dans le monde de l’entreprise, ce système perdure alors que pour gérer des hommes l’intelligence émotionnelle est primordiale. C’est le coeur du métier de manager.
    L’intelligence émotionnelle devrait être l’un des critères principaux de recrutement et d’évolution du manager qui est avant tout un gestionnaire d’homme avant d’être un expert.
    LeBonManager Articles récents..L’art difficile de la délégation : ne pas contourner ses collaborateurs… même si c’est tentantMy Profile

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