La seule véritable façon d’accéder au pouvoir consiste à y renoncer

le pouvoirLe jour où j’ai accepté des responsabilités managériales, j’ai accepté le pouvoir qui va avec. À savoir ; dominance, puissance, influence et de contrainte. Ce n’est pas quelque chose ou j’étais vraiment préparé. Mais tout ce que je croyais important à cette époque était le titre, mon augmentation et ma position sociale, le reste n’avait que peu d’importance.

Mes 5 erreurs de débutant

J’ai commis ma première erreur, le jour où on m’a promu, cette erreur a consisté à être satisfait de moi au lieu d’être content.

Le problème avec la satisfaction c’est qu’elle ne nous pousse pas à continuer à nous dépasser, à progresser et à apprendre. Je me suis caché derrière mes acquis, mais  très vite la réalité ma rattrapée, les désillusions se sont enchainées et ma confiance s’est ébranlée. Tout ça parce que les œillères que j’avais autour des yeux m’empêcher de voir que le monde se renouvelle tous les jours.

Ma deuxième erreur, entretenir une atmosphère despotique, en appliquant un micro management, en voulant tout contrôler, tout savoir, en exerçant des pressions psychologie sur mes collaborateurs, en blâmant les mauvais résultant sur leur manque d’implication, plutôt que d’assumer la responsabilité de mon manque de savoir relationnel. Au lieu d’apaiser les peurs et les doutes, je les suscitais.

J’ai compris, plus tard qu’on ne gère pas des gens on les dirige. La gestion n’est pas quelque chose qu’on fait aux personnes, on gère ses stocks, son chéquier. Mais on ne peut pas gérer d’autres êtres humains. On gère des choses, on dirige des gens.

Ma troisième erreur, l’obsession de l’emporter animée par le désir sans fin d’en obtenir davantage. On finit par être terrifier de perdre. Cette peur a altéré mon jugement, à tel point quel mon fait prendre des risques déraisonnables. Voilà ce qui conduit à la dépendance du pouvoir.

Ma quatrième erreur, me laisser séduire par le pouvoir. Ce dernier m’a aveuglé au point de commettre quelques petites actions, de négligences quotidiennes, de façon régulière qui m’a amené à un point de non-retour. Je suis tombé dans le piège de pensée que pour réussir et gagner encore plus de pouvoir, je dois absolument tout contrôler et tout gérer par moi-même.

Ma cinquième erreur, laissé mon égocentrisme penser que ma position sociale, ma réussite me conféraient le droit d’être supérieur aux autres.

Quand je parle d’être supérieur, je veux dire avoir le dernier mot, accorder du crédit qu’à mes propres idées. Au lieu d’accueillir de nouvelles idées, j’ai fait la propagande de mes réussites antérieures.

ÊTRE AU POUVOIR, C’EST COMME ÊTRE UNE DAME. SI VOUS DEVEZ RAPPELER AUX GENS QUE VOUS L’ÊTES, C’EST QUE VOUS NE L’ÊTES PAS.

Margaret Thatcher

Retour au calme

À la fin de cette première année de management, je n’étais plus que l’ombre de moi-même. J’étais assailli par des pensées négatives et stérilisantes. Ces dialogues intérieurs et, surtout le fait que je voyais sous mes yeux, le comportement qui me handicaper ont fait que j’ai demandé l’aide bienveillante d’un collègue manager, dont les gens adoraient travailler pour lui et, ensemble, ils obtenaient des résultats fantastiques.

Ça n’a pas été une période facile, demandée de l’aide, c’est accepter de se remettre en cause. Mais c’était trouver de l’aide, ou attendre le licenciement ou la dépression qui pointé son nez.

À choisir, j’ai préféré prendre l’aide.

Je me rappelle son premier enseignement « arrête de te comporter comme Gollum« 

Gollum est un personnage fictif qui apparaît dans les romans créé par l’écrivain britannique J. R. R. Tolkien The Hobbit et Le Seigneur des Anneaux . Grâce à un Anneau unique, sa vie se voit allongée de plusieurs siècles, mais il est obsédé par celui-ci au point d’en devenir l’esclave.

En résumé, ne devient pas l’esclave du pouvoir.

J’ai pris conscience avec son aide que je n’étais pas devenu la personne qu’il fallait pour fédérer, motiver et diriger. Et l’une des choses les plus importantes que j’ai apprises à ses côtés, c’est que je ne dois jamais oublier que les gens choisissent de suivre un leader, contrairement au pouvoir, qui lui est imposé.

« Le pouvoir présente toutefois un côté obscur – l’ombre. C’est là où la colère, la peur, l’envie, l’avidité et l’agression deviennent problématiques pour les dirigeants. Ces émotions dénaturent leurs bonnes intentions et entachent leurs idéaux. Vous devez avoir conscience de votre ombre pour être subséquemment en mesure de la désamorcer en intégrant l’obscurité à la lumière. Lorsque vous transcendé le besoin d’une dichotomie entre le bien et le mal, entre la lumière et la pénombre, le pouvoir de l’âme sera complètement votre. Voilà la puissance de la plénitude. » Deepak Chopra

La puissance du pouvoir

Le pouvoir m’a apporté  une forme de légitimité « je suis le chef » et par cette position hiérarchique on se retrouve, par apport à ses subordonnées à distribuer les cartes du jeu. Augmentation, prime, promotion, avantage en nature, répartissions de la charge de travail, dépend de nous. De ce fait, les collaborateurs jouent les courtisans et les fournisseurs cherchent à vous séduire.

C’est très jouissif de penser que tous ces gens (collaborateur, fournisseur) dépendent de notre bon vouloir. Je me rappelle encore aujourd’hui la sensation de puissance que j’ai ressentie lors de ma prise de poste.

Le pouvoir donne envie, fait rêver, c’est quelque chose qu’une fois qu’on y a gouté, on souhaite le posséder à vie.

Parce que celui qui détient le pouvoir a la capacité de forcer, de dominer ou de contraindre quelqu’un à faire sa volonté, contre son gré, ainsi que d’obtenir de lui ce qu’ils n’auraient pas fait sans l’effet de sa position sociale ou professionnelle. Et ça peut faire tourner la tête.

Le pouvoir et le carburant et le lubrifiant d’une quête effréné pour en obtenir et pour le conserver. Tous les managers connaissent ces sentiments. Quand on n’en dispose pas, on en rêve, et quand on l’obtient on a peur de le perdre.

Les hommes se déchirer pour détenir le pouvoir

Quand on parle de pouvoir en entreprise, cela revient à évoquer un monde dictatorial. Qui impose au lieu de proposer, qui écrase au lieu de partager, qui dicte au lieu d’inspirer, qui gère au lieu de diriger.

C’est le monde que j’ai reproduit parce que c’est l’image que je m’en faisais. À mes débuts j’ai été un très mauvais manager parce que la figure managériale que j’avais était corrompue par le pouvoir. Et j’ai tout simplement reproduit ce que j’ai appris par l’expérience. Si ce que vous apprenez et mauvais, vous avez de fortes chances de le reproduire.

Pour le pouvoir, les dirigeants et managers d’entreprise se battent allègrement. Les politiciens se déchirer à la télévision, à croire qu’ils sont dans une télé-réalité. Mais le fil conducteur c’est qu’ils se battent et se déchirent pour une seule chose, le pouvoir que leur confère leur position sociale ou professionnelle. L’un veut être PDG et l’autre veut siéger dans le fauteuil du chef d’État.

Ma vérité sur le pouvoir

J’ai pu inverser la tendance et apprendre cette vérité toute simple au contact de manager et dirigeant avec qui j’ai travaillé soit sous leur direction soit avec eux sur des projets collaboratifs.

Le véritable pouvoir ne s’acquiert pas par la peur que l’on inspire aux gens, il ne s’acquiert pas en forçant, en obligeant ou en contraignant les gens à vous obéir à cause du titre que vous avez au sein de votre entreprise.

Le véritable pouvoir c’est justement d’être capable d’y renoncer.

Le pouvoir consiste à déléguer, transmettre, faire confiance aux personnes, croire en eux, plus vous investissez dans leur croissance personnel et leur épanouissement plus leur respect et leur dévotion en vers vous-même sera grande.

Ce que les gens souhaitent, c’est sentir leur importance, leur impact, leur influence. En leur confiant des responsabilités, en les impliquant dans l’organisation, en leur confiant des missions qui les oblige à ce surpassé, vous suscitez leur mobilisation.

L’ÊTRE HUMAIN TRAVAILLE NORMALEMENT POUR DES COMPENSATIONS FINANCIÈRES. MAIS IL SE DÉPASSE POUR ÊTRE RECONNU, FÉLICITÉ ET RÉCOMPENSE.

Dale Carnegie

Rappelez-vous que les gens font des affaires avec les personnes qu’ils aiment bien. Les collaborateurs veulent travailler avec des gens qu’ils leur font confiance et les font se sentir importants.

Le pouvoir c’est la capacité à instaurer des comportements gagnants, mais c’est surtout être capable de développer, accorder et restaurer la confiance. C’est la compétence clé nécessaire pour toute personne qui dirige.

Quand j’ai commencé à superviser au lieu de gérer et à accompagner plutôt que de chaperonner. Une chose magique s’est produite, mon pouvoir s’est transformé en autorité. Une autorité légitime accordée par le personnel avec lequel je travailler. 

Le pouvoir s’achète et se vend, se donne et s’enlève. Une personne peut obtenir un poste par piston, ancienneté, expérience. Ce n’est jamais le cas avec l’autorité. On ne peut ni vendre ni acheter l’autorité, on ne peut ni la donner ni nous l’enlever. L’autorité concerne la personne que l’on est, notre caractère et l’influence que l’on a acquis auprès des gens.

Quelles que soit les circonstances actuelles de votre vie et le rôle que vous joué dans votre entreprise retenez cette phrase de Richard Kovacevich, PDG de Wells Fargo « c’est le meilleur groupe de cinq joueurs qui assure la victoire, et non les cinq meilleurs joueurs. »

Notre but, dans ce bas monde, consiste, en tant qu’êtres humains, à grandir pour atteindre la maturité psychologique et spirituelle.

 

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