Sélectionner une page

John Chambers – Disrupter ou être disrupté

Découvrez les leçons de disruption de John Chambers ex-PDG de Cisco tiré de son livre “Mes leçons de leadership”

Intro

Dans ce chapitre, John Chambers évoque les leçons tirées de Virginie-Occidentale (un état des États-Unis d’Amérique) pour montrer que n’importe quel endroit peut héberger un leader du marché à un moment particulier, puis perdre ce statut lorsque son dirigeant ne parvient pas à devancer l’évolution, ni à disrupter son marché.

Livres mentionnés

Mes leçon de leadership - John Chambers

Mes leçon de leadership de John Chambers aux editions Alisio

Pour illustrer ses propos, John Chambers, prend pour exemple sa ville d’origine Ravenswood et Charleston, capital de l’état en Virginie-Occidentale.

Jusque aux débuts des années 1950 Ravenswood était une petite bourgade tranquille peuplée de 1175 habitants. Deux événements majeurs vont profondément modifier le visage du bourg : une route nationale fut prolongée jusqu’à la ville et un industriel de la construction navale, nommé Henry John Kaiser, décida de bâtir la plus grande raffinerie d’aluminium au monde. La communauté connu un boom économique qui attira de nombreuses familles, et en quelques années la ville tripla de taille.

La période de gloire dura une génération. Environ un quart de siècle plus tard, Kaiser fermait la dernière ligne de production. Dépourvu de vision pour innover et former, ses habitants, les entreprises fermèrent, la ville se vida de ses habitants. 

Le même scénario que celui qui s’était déroulé à Ravenswood se profila à Charleston. À l’époque, la ville produisait des carburants, des polymères, des semences résistantes aux maladies et beaucoup d’autres produits qu’une nation était prompte à consommer. Impossible d’imaginer que cela puisse changer un jour.

Rester calme, ne pas paniquer malgré la pression

Un bon dirigeant doit rester calme malgré la pression. 

John a appris cette leçon de la part de ses parents qui étaient tous les deux médecins.

Paniquer à cause des symptômes n’aide pas à diagnostiquer la maladie. Lorsque l’on soigne tous les jours des personnes blessées, malades, et souvent effrayées, on mesure l’importance de rester calme.

Cela lui a servi pendant la crise de la bulle internet de 2001 ou l’effondrement de la bourse causa la fermeture d’un quart de leurs concurrents et la chute de 80 % du cours de leurs actions.

Les vertus de l’éducation – continué à apprendre

Sa famille lui a appris que la meilleure arme dans la vie est notre cerveau, donc il valait mieux l’affûter.

L’éducation donne à chacun ses chances. Il n’est pas nécessaire d’être issu d’un milieu favorisé pour acquérir des compétences. La façon dont vous utilisez ces compétences dépend de vous et du besoin du marché.

L’éducation vous donne un bien inaliénable : la flexibilité indispensable pour faire ce que vous voulez et une méthode pour continuer à apprendre.

L’éducation a permis à ses grands-parents et à leurs enfants de quitter un secteur industriel en plein marasme pour une activité florissante. Cette philosophie a aidé sa famille à traverser les périodes de fortunes et d’infortunes.

Prenez le temps d’actualiser vos compétences et votre savoir-faire technologique en suivant l’innovation dans votre secteur et au-delà.

Les choses changent – c’est la seule constance de la vie

John Chambers appris en observant les revers de fortune de la Virginie-Occidentale n’était pas tant la difficulté de gérer une dépression, mais les dangers de la réussite.

Au lieu d’affronter cette dure réalité et d’investir dans de nouveaux domaines pour s’adapter, beaucoup de dirigeants doublent la mise alors qu’ils étaient déjà perdants. Au lieu d’essayer de se préparer à la perspective d’un avenir différent, ils cultivent la nostalgie du passé.

La pire erreur est de ne rien faire pendant très longtemps. Le bon moment pour changer, c’est lorsque votre activité est en bonne santé et que vous avez gagné la confiance de vos clients. Testez de nouvelles technologies et adoptez une philosophie de constante évolution.

Relier les points

Il est important de distinguer les symptômes de la maladie, d’observer le marché dans son ensemble. La maladie de n’importe quelle personne, entreprise, industrie, de n’importe quel État ou pays est toujours le symptôme, d’une difficulté plus profondément enfouie. Pour traiter le fond du problème, vous devez analyser les difficultés spécifiques sous-jacentes et savoir prendre du recul pour percevoir les schémas et les tendances qui sont révélateurs de l’ensemble du tableau.

Cet état d’esprit lui permit de détecter des opportunités partout et de sauver Cisco en 2001.

N’essayez pas de lutter contre l’évolution du marché. Vous devez l’anticiper et garder une longueur d’avance. Malgré les crises, rester toujours calmement focalisé sur le résultat.

Prenez des risques et bougez rapidement

Même si chaque entreprise est confrontée à des circonstances particulières, elles échouent toutes à profiter d’un marché en transition parce que le monde évolue plus vite qu’elles. 

  • Certaines trop focalisées sur le fait de gagner la partie qu’elles disputaient qu’elles ne remarquèrent pas qu’un nouveau jeu démarrait sur le terrain voisin.
  • D’autres cessèrent d’écouter leurs clients – en se focalisant sur l’amélioration du produit qui devenait obsolète.
  • Se diversifiaient sur les mauvais marchés.
  • Ou choisissaient les mauvais partenaires.
  • D’autres se cramponnèrent à la technologie analogique quand le monde passait au numérique.

Comment Cisco est devenu un géant des high-tech

  • d’un seul produit, ils sont passés à dix-huit secteurs d’activité différents, en étant numéro 1 ou numéro 2 des parts de marché dans chaque secteur.
  • Ils ont construit de bons produits
  • ils ont bâti de grandes et d’excellentes équipes
  • en écoutant leurs clients.
  • et en concluant des partenariats innovants

Cisco a acquis 180 entreprises sur une période de vingt ans et développé des stratégies d’innovation applicables dans toutes les entreprises.

Mieux vaut trébucher en tête de peloton qu’arriver dernier. Les premiers qui avancent leurs pions prennent les plus gros risques, mais ils attirent davantage l’attention, ils ont plus d’opportunités et de marges de manœuvre pour commettre des erreurs.

Changez avant d’y être obligé

Une transition du marché n’est pas une menace – c’est une phase d’évolution d’un état vers un autre, ou les compétences nécessaires évoluent, ou les clients passent à une nouvelle technologie à l’adoption d’un nouveau modèle économique.

Ceux qui ignorent la direction que va suivre l’évolution du marché ou qui gaspillent leur argent à essayer de l’en empêcher n’iront pas bien loin.

Lorsque vous êtes en concurrence avec une autre entreprise, vous regardez derrière vous. Lorsque vous êtes en concurrence avec une transition du marché, vous apprenez à avoir une longueur d’avance.

Pour gagner, vous devez avoir la capacité d’anticiper le changement trois ou cinq ans avant qu’il ne se produise – puis à agir en conséquence.

Ne cherchez pas à préserver les anciennes industries ou des modes de vie dépassés, en continuant à suivre ce cap, vous risquez gros.

Personne n’a pris  trop de retard au point de ne pas pouvoir revenir et personne n’a pris trop d’avance au point de ne pas pouvoir être remplacé. Les forces que vous avez accumulées peuvent être redéployées autrement.

Disrupter ou être disrupté.

Il est indispensable de prendre de l’avance sur la vague suivante. Si la disruption n’est pas au cœur de votre stratégie, vous avez un problème.

Tout commence en confrontant la réalité du monde dans lequel nous vivons et le besoin urgent de s’adapter en devançant le marché.

Commencer par vous intéresser à l’ensemble du tableau et à chercher des indices révélateurs de ce que l’avenir vous réserve, vous aurez une longueur d’avance sur ceux qui s’efforcent de préserver le passé.

Puisque tout devient connecté, les règles de la réussite évoluent. Votre faculté d’adaptation déterminera si vous êtes capable de gagner.

Le rythme et l’étendue de la disruption ne cessent de croître. Observez les acteurs industriels innovants, les start-up, les nouvelles technologies et – surtout – les changements dans le comportement des clients. Vous ne pouvez pas anticiper le monde de demain si vous n’investissez pas dans son imagination.

Conclusions

À chaque fois que Cisco a été frappé durement par le marché, ils se sont relevés et ils sont revenus plus forts.

Ce n’est pas qu’ils étaient plus malins, plus rapides, plus agiles, plus avancés, ou plus attractifs que leurs rivaux.

En réalité, ils sont parvenus à identifier la tendance, à réagir et à apprendre à mieux repérer ce que l’avenir nous réservait afin d’anticiper.

Ils ont été les premiers :

  • à parier sur la Chine en 1995.
  • dans la délocalisation de la fabrication pour répondre à la croissance.
  • à passés de la vente de routeur aux partenariats avec les gouvernements pour transformer leur économie grâce à l’innovation numérique.

Les gens craignent la prochaine vague d’innovations. Ils détectent bien la menace, mais ne savent pas bien comment réagir.

Procurez vous le livre de John Chambers pour comprendre plus en détaille sa méthode

Mes leçon de leadership - John Chambers

 Acheter le livre : Mes leçon de leadership de John Chambers aux editions Alisio

Obtenez les dernières parutions dans votre boîte Email

Rejoignez 10 000 lecteurs quotidien