Être soi-même au travail

 bien-être, être soi-memeCet article fait partie du festival « A la croisée des blogs » organisé ce mois-ci par Cédric du site « Techniques de Méditation »

Notre époque, culte du bien-être au travail ; l’épanouissement du salarié reste englué dans un environnement dans lequel tous les coups tordus font partie du paysage et oû les conflits entre chefs, font des dommages collatéraux dans les équipes

Dans ce contexte, des questions subsistent. Comment être soi-même sans trop s’exposer, jusqu’où peut-on se dévoiler dans ses relations ? Et surtout, pouvons-nous oui ou non être nous-mêmes au travail ?

Tapoter sur Google « être soi-même au travail » vous constaterez qu’il existe plus de 3 640 000 articles sur le sujet. Si le Net regorge d’autant de réponses sur ce thème c’est qu’il y a bien un conflit de personnalité entre le travail et la vie privée.

Le travail implique que nous nous soumettions à des règles, aux consignes de notre hiérarchie, à un code d’éthique, à un respect de la culture de l’entreprise. Enfin bref, il y a des règles et des limites à respecter.

D’autant plus que l’environnement social et économique ne joue pas en notre faveur ;

Nous avons peur : du chômage, de la précarité, de l’humeur du chef, des décisions de la haute hiérarchie, des dégraissages, des restructurations, des délocalisations, des harcèlements divers, de la conjoncture internationale, d’une crise pétrolière, de l’inflation, des collègues, des jeunes loups qui poussent derrière. etc. Peurs ! Stéphane Bobénès

Si encore cela s’arrêtait là. Seulement, de tout temps et de toutes les cultures, le travail tend à nous rapprocher de nos vices les plus sombres ;

Le Pouvoir, L’Orgueil, L’Avarice, L’Envie, La Colère, La Luxure, La Domination.

Dans une quête d’épanouissement professionnelle, la place de l’être véritable ne semble être que secondaire. Le masque plutôt que le visage, le jeu plutôt que rôle humain, le déguisement plutôt que l’habillement, la fuite plutôt que le combat.

Face au système actuel, trois postures s’offrent à chacun d’entre nous : jouer un rôle, le retrait, être soi.

Jouer un rôle

C’est se cacher derrière un masque, c’est mettre des barrières, de la distance avec ses collaborateurs et collègues de travail. En général une telle personne est perçu totalement différente sur son lieu de travail que dans la vie privée.

En général ces personnes sont souvent en désaccord avec leur être profond, ce qui risque, à terme, de provoquer des symptômes psychologiques à tendance dépressive.

Le retrait

Ne prendre aucune initiative, attendre passivement que l’on vous ordonne de faire telle ou telle tâche sont les symptômes du retrait.

Pour ces gens-là, la journée doit se passer de façon à ne prendre surtout aucun risque.

C’est souvent un mal venu de l’enfance, car on leur a souvent répété, de “ne pas faire leur intéressant”, d’être sage, de laisser parler les autres, d’être poli, de ne pas se mettre en avant … »

Être soi

« Que sert à l’homme de Gagner l’Univers ? S’il vient à perdre son âme ? Saint Mathieu »

Où est la place de l’être dans tout cela ? Parce que pour moi, être soi-même au travail, c’est ce donner les moyens de développer sa performance, à tous les niveaux de l’entreprise, et sur du long terme. C’est se permettre de ne pas se cacher derrière un masque, ou de jouer un rôle.

Parce ce qui sont eux-mêmes qui agissent et pensent selon leurs valeurs et leurs principes. Ils sont authentiques avec soi et avec les autres, ils n’ont pas peur de se montrer tels qu’ils sont. Ils restent en parfait accord avec leur être.

Ne pas être soi c’est refuser de s’exprimer, c’est refuser d’avoir une opinion claire, c’est aussi se laisser réduire au jugement des autres.

Pour comprendre comment être soi-même la meilleure manière d’y parvenir et de comprendre la différence entre un « emploi », une « carrière » et une « vocation ».

Voici ce que dit Martin Seligman fondateur de la psychologie positive :

Les sociologues établissent une distinction entre « emploi », « carrière » et « vocation ». Un emploi sert à gagner de l’argent : quand on ne vous paie plus, vous cessez de travailler. Le but d’une carrière est de gravir les échelons et, si votre ascension s’interrompt ou que vous fassiez du sur place, vous donnez votre démission ou vous vous contentez de faire vos heures. En revanche, vous suivez une vocation pour elle-même. « Qu’on essaie un peu de me mettre des bâtons dans les roues ! » tel est le cri du cœur de celui dont on cherche à contrarier la vocation.

Être soi-même au travail pourrait se résumer par faire tout simplement un travail que l’on aime.

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2 Comments

  1. Aly

    Je dis que c’est un bon résumé. En faite rien de vaut plus que de faire un travail qu’on aime de suivre notre vocation. Quand on fait quelque chose qu’on à choisi, on le fait par amour et on est prêt à remuer ciel et terre pour évoluer dans cette entreprise. Vue sur un angle plus large, je dirais que si tout le monde était à la place qu’il faut c’est à dire en faisant son job de prédilection… alors le monde avancerait mieux et plus vite.

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  2. Pingback: Le partage de 79 auteurs sur le thème "Être"

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