Agir d’abord et réfléchir ensuite

Agir d'abord et réfléchir ensuiteDepuis quelques années, il semble que nous soyons de plus en plus oppresser par le mal être de trop réfléchir. On réfléchir tellement qu’on ne parvient plus à passer à l’action. Autant dire que trop cogité, repenser, ressasser, ruminer tue notre charisme naturel, enlève toute spontanéité, paralyse notre créativité.

Vous êtes-vous déjà demandé ce qui se passerait si vous agissiez d’abord et réfléchissez ensuite ? Si vous laissiez les sentiments que vous ressentez, les impressions que vous éprouvez prendre le dessus sur votre esprit cartésien. Si pour une fois vous laissiez de côté l’analyse rationnelle pour laisser plus de place à la folie de l’action.

Qui d’entre nous n’aime pas à l’occasion d’un diner entre amis, évoquer ses ambitions, tous ces projets qu’on aimerait réaliser. Devenir manager, lancer une marque de vêtement de sport, acheter une maison de campagne, écrire un livre de science-fiction, faire un voyage humanitaire en Afrique ou encore tenir un blog sur ces passions. Je pourrais continuer à énumérai un million de choses à faire, et en discuter entre amis pendant des heures, avant de passer à l’action.

À ce stade, rêver est ce qui nous manque le moins. Les rêves sont si faciles à imaginer. Il suffit pour s’en rendre compte de se pencher sur son passé. Pour beaucoup d’entre nous, prendre un crayon et commencer à écrire ses idées et envies, c’est du domaine de l’impensable. Pourtant c’est tellement facile – et tellement existant – de donner vie à ses rêves.

Après le rêve vient la réflexion

Réfléchir aux conséquences. Voilà le cruel dilemme auquel nous devons faire face. Je vois trop de gens qui à force de réfléchir s’embourbent dans l’analyse, la planification, et l’organisation. A-t-elle point qu’ils n’entrevoient finalement que des d’obstacles pour abandonner leurs rêves. La grossière erreur que la majorité d’entre nous commettons quand nous réfléchissons, c’est de trop se concentrer sur les éventuels problèmes, et pas assez sur les chances de succès.

C’est l’exemple de ce que l’on appelle la réflexion paralysante. Nous surestimons massivement les difficultés auxquelles nous devrions faire face, et nous sous-estimons massivement notre attitude à réussir.

Il est très simple par exemple de rêver de lancer son entreprise de vêtement de sport. Cependant dès que nous entamons une réflexion approfondie, nous soulevons – ou d’autres soulèvent – une ribambelle de problèmes qui nous coupent notre élan.

Le temps est notre ennemie

Je travaille avec de nombreux entrepreneurs, et l’une des observations récurrentes tient dans l’importance de l’action dans leur réussite. Bien sûr il se donne un minimum de temps pour matérialiser le projet et nouvelle opportunité. Pour autant, chaque jour qui passe réduit sensiblement l’opportunité.

Des nouveaux concurrents vont apparaitre plus intelligents et plus rapides, de nouvelles difficultés vont survenir et de nouvelles technologies vont remettre en question l’équilibre économique.

Selon Bruno Martinaud « les incertitudes sont telles, et la part d’inconnu si grande, que toute réflexion, aussi pertinente soit-elle, ne va que marginalement réduire ces aléas, et va, par contre, couter du temps qui réduira les chances de succès »

« en d’autres terme […] il vaut mieux mettre en ligne en trois semaines une première version du site web, approximative, pleine de bugs, mais qui permettra de se confronter aux clients et d’affiner la position de valeur sur la base de retour réels, que de développer pendant six à dix mois le projet idéal, de le lancer, avant de se rendre compte que 90% de ce sur quoi on a tant travaillé n’intéressent finalement pas les utilisateurs. »

La réflexion n’a pas le pouvoir de répondre à l’incertitude et à l’inconnue et n’améliore pas de manière mesurable la qualité des décisions, mais consomme du temps qui peut s’avérer extrêmement couteux.

Libérez-vous de vos chaines

Le développement effréné auquel nous assistons, qu’il soit technologique scientifique, matériel ou relationnel et le contexte économique dans lequel nous évoluons, nous a emprisonnés dans un monde ou la réflexion a pris l’ascendant sur l’action.

Avant d’entreprendre quelque chose, on formule dans notre esprit un nombre incalculable de réflexions. « Est-ce que je dois le faire », « comment les autres vont réagir », « est-ce vraiment le bon moment », « peut être que je devrais d’abord demander l’avis de mes amis, parents, famille… »

Au final entre le moment ou une opportunité se présente, le temps de réflexion et l’action, si elle arrive, il peut s’établir un temps infini.

L’action telle que je la conçois et un prolongement de nos sentiments, de nos sensations, de notre perception de notre propre vie.

Bien souvent les personnes que j’accompagne en coaching individuel me font part de leur déception suite à une opportunité manquée. Pourtant, tout en eux leur dicté de prendre part à cette expérience, ils en avaient envie, les sensations à l’idée de le faire étaient positive, les personnes, le lieu leur mettent des étoiles dans les yeux, le challenge était super intéressent.

Alors, quand je leur demande pourquoi ne pas l’avoir fait. Leur première réaction et de vitupérer un parchemin d’excuse, tout aussi crédible les unes que les autres. Et mon rôle en tant coach n’est pas de les jugés, mais de le permettre de comprendre la réelle motivation de leur refus.

Et bien souvent, le motif de refus et dû à un nombre innombrable de réflexions qui ont obscurci leur vision. Car à trop réfléchir on ne retient que les côtés négatifs.

C’était mieux avant ?

La situation économique d’autre fois laisse penser qu’il était plus facile de laisser libre court à l’action sans réelle réflexion.

Les circonstances qui poussent les gens à être audacieux, en faisant de l’action leur moteur de succès, ne sont pas une question d’époque. Ce qui compte, c’est comment ils perçoivent leur valeur et le sens qu’ils donnent à leur vie.

L’histoire nous enseigne que les plus grandes innovations naissent lors de graves crises économiques. Selon un rapport de Booz & Compagny publié en 2009, on apprend que « la télévision, la photocopie, le rasoir électrique, la radio FM et une quantité d’autres inventions sont nés à la suite de la crise de 1929 ».

De légendaires innovateurs se sont formés en des temps difficiles. Face à l’adversité, ils ont cherché de nouveaux horizons à explorer et ils s’y sont engagés en misant sur l’action d’entreprendre.

Allez de l’avant

Comme le dit Leen Zevenbergen « rêvez de toutes vos forces. Mais prenez immédiatement votre bâton de pèlerin et osez. Prenez votre rêve à bras le corps et allez sur le terrain. Collectionnez les réactions. N’ayez pas peur des réactions négatives ou de rejet. Si c’est le cas, cela suscitera quelque chose de nouveau. La réflexion, elle, viendra chemin faisant ; en osant, vous serez déjà dans l’action. En agissant, vous apprendrez à entreprendre. Car dès que vous aurez fait les premiers pas, vous aurez mis le processus en branle. Et là, il ne vous restera plus qu’à agir. »

Évidemment, nous n’aurons pas tous la même réussite. Mais nous avons presque certainement tous la possibilité d’en déclencher l’action. Notre être à cette capacité en lui, nous n’avons qu’à l’éveiller et la nourrir. Si nous ne le faisons pas, nous risquons d’être confrontés aux effets secondaires de notre inaction (stagnation professionnelle, ennuie, frustration…), en déséquilibre par apport à ce que nous avons dans le cœur.

Celui ou celle qui s’intéresse à la réussite comprend que la réflexion et bien plus paralysante que l’action. Et que l’action mène à la réflexion.

Rien n’arrive avant que vous n’agissiez

Il se peut que de bonnes choses arrivent à ceux qui attendent, mais il s’agit de celles que les plus rapides ont laissées derrière eux. Abraham Lincoln

Durant ces séminaires Jack canfield, afin de démontrer la puissance de l’action, propose un petit exercice. Celui consiste à exhibé un billet de cent dollars devant son auditoire. Il demande alors : « qui veut ce billet de cent dollars ? » la plupart des gens lèvent la main. Certains l’agitent vigoureusement pour se faire remarquer ; d’autres vont même jusqu’à crier : « je le veux ! » ou « je le prends » ou encore « donnez-le-moi ! », mais Jack continu de tenir le billet devant leurs yeux hypnotisés ; alors, quelqu’un se lève de son siège, se présente devant lui, et lui arrache le billet.

À ce moment la Jack leur demande « qu’est-ce que cette personne a fait que nulle autre personne dans cette salle n’a osé faire ? Elle a pris la décision de se lever et elle est passée à l’action »

J’adore cette histoire, car c’est exactement le comportement qu’il faut imiter pour avoir du succès dans la vie. Il nous faut agir et la plupart du temps, le plus tôt sera le mieux.

Pour aller plus loin dans la démarche et comprendre le mécanisme paralysant de la réflexion Jack pose une nouvelle question. « Combien d’entre vous ont été sur le point de se lever pour venir prendre le billet, mais se sont retenus de le faire ? »

Voici une liste non exhaustive des réponses :

  • Je ne savais si votre intention était vraiment de nous le donner
  • J’étais assis loin au fond de la salle
  • D’autres en ont surement plus besoin que moi
  • Je ne voulais pas avoir l’air cupide
  • J’avais peur de faire une gaffe et que l’on me juge ou que l’on se moque de moi

Trop réfléchir tu la réflexion. Comme je l’ai écrit précédemment tous les prétextes invoqués pour ne pas venir chercher le billet de cent dollars sont aussi crédibles les uns que les autres. Cependant une personne c’est posé moins de questions existentielles, à actionner le levier « action » et à rafler la mise.

N’attendez pas le signal de départ, foncez

Trop de gens gaspillent leur temps à attendre que tous les voyants passent au vert, sans jamais prendre le risque d’avancer en aveugle. Elles se préparent jusqu’à ce que tout soit parfait. Mais la perfection n’existe pas, elle est une vue de l’esprit. La façon la plus rapide de réaliser ses rêves, de progresser professionnelle ou d’avoir une vie existante et de continuer à avancer même quand on est dans le noir. Si on rencontre une barrière, décaler vous, si c’est un mur accrocher si une échelle ou creuser un tunnel. Avancer et rectifier votre progression au fur et à mesure. Ce principe et valable dans toute situation.

Le jour on j’ai postulé pour le poste de cadre responsable d’étude, je n’avais jamais eu un poste similaire auparavant, et je n’étais pas non plus le meilleur candidat sur le papier. Ce qui a fait une partie de la différence, c’est au lieu de m’apitoyer sur mon sort en me disant que je n’avais pas le diplôme demandé, que je n’avais pas les qualifications voulues, que je n’avais pas le profil recherché. J’ai tout simplement envoyé mon CV et ma lettre de motivation en me disant au pire ils m’enverront une lettre de refus. Qui ne tente rien n’a rien.

Pour l’histoire j’ai obtenu le poste !!

 


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