6 stratagèmes empruntés à Sun Tzu

Pierre Fayard, stratagèmes, stratégie, Sun TzuDans une course à l’évolution de poste, travailler sa stratégie est un enjeu majeur pour que, le jour venu, le poste dont on a rêvé nous revienne de droit. Ainsi, la construction de stratagèmes doit être une préoccupation permanente, tout au long de sa carrière.

Un élément semble devenir fondamental pour la réussite d’un parcours professionnel : la capacité à développer des stratagèmes. Bien utilisés, les stratagèmes permettent par exemple ; de protéger des informations, de prendre l’avantage sur ses concurrents, de faire réaliser une tache par un autre ou encore de prendre du recul dans son travail.

Dans la réalisation d’une performance professionnelle, chaque personne doit appliquer des stratagèmes spécifiques à son domaine professionnel.

Dans le livre Comprendre et appliquer Sun Tzu – 3e éd – 36 stratagèmes de sagesse en action l’auteur Pierre Fayard dévoile 36 stratagèmes à appliquer dans le monde professionnel.

Dans cet article j’en décrypte 6 qui vous permettront de commencer à vous de bâtir une stratégie de conquête

1 Stratagème : Cacher dans la lumière

Comment assurer la sécurité d’un secret quand règne la plus grande des circonspections ? Réponse paradoxale : en supprimant tous les signes et les indicateurs d’une dissimulation volontaire.

Une évidence éblouissante provoque son contraire : la cécité

Mettant à profit ce comportement habituel, il recommande de pratiquer ce paradoxe, car on ne se méfie pas de ce qui est quotidien et ordinaire.

Ce premier stratagème enseigne aussi que le manque de vigilance dans les détails du quotidien peut s’avérer fatal.

On demeure souvent obnubilé par ce qui est visible et résistant alors que le tissu quotidien des habitudes offre des opportunités inespérées.

Lorsque l’on doit entreprendre une manœuvre dangereuse, le faire aux yeux de tous dans le confort familier des habitudes peut assurer la sécurité de l’opération. En revanche, l’annoncer à grand renfort de mobilisation ne fait qu’accroître la détermination de ceux qui s’y opposent.

Provoquer insensiblement le changement est préférable à l’annoncer

Ce premier stratagème nous enseigne donc que le manque de vigilance dans les détails du quotidien peut s’avérer fatal. On demeure souvent obnubilé par ce qui est visible et résistant alors que le tissu quotidien des habitudes offre des opportunités inespérées.

2 Stratagème : L’eau fuit les hauteurs

Le second stratagème de cette série recommande de ne pas se laisser imposer le jeu et de s’emparer de l’initiative afin de dicter soi-même des règles favorables.

Cette logique du contre stratégique tourne le dos à celle d’un héroïsme où la force du bon droit et des alliances est le moteur d’une action aveugle aux circonstances et à tout principe d’économie de l’action. Il est difficile, hasardeux et téméraire d’affronter un adversaire puissant alors qu’il est engagé dans une offensive déterminée sur le terrain qu’il a choisi. Mais si ses forces conventionnelles sont dominantes, il est possible d’en frapper la source.

En menaçant ce que l’autre doit défendre à tout prix, on lui dicte les règles d’un jeu qui lui ôte l’initiative.

3 Stratagème : Le potentiel des autres

Lorsque quelque chose est difficile à réaliser ou à atteindre, faire en sorte que d’autres le fassent pour soi ! C’est tout l’art de la communication indirect.

Les acteurs les plus manipulables sont toujours ceux dont le champ de vision se limite au strict périmètre local de leur activité. Ils deviennent ainsi objectivement manipulables, sans en être conscients.

Ce stratagème consiste à utiliser la stratégie des autres comme d’un potentiel à son usage personnel.

4 Stratagème : Les vases communicants

Attendre tranquillement qu’un adversaire, un concurrent s’épuisent. Entretenir ses forces et conserver son énergie en attendant une action décisive.

Ce stratagème se fonde sur une relation de vases communicants entre accumulation et dispersion, renforcement et affaiblissement, sommet de la montagne et horizontalité réceptive de la plaine. Pour se consolider par rapport à une concurrence, il n’est pas toujours nécessaire de choisir un comportement offensif à tous crins surtout si l’autre se situe au faîte de sa concentration et de sa détermination

Pour se consolider par rapport à une concurrence, il n’est pas toujours nécessaire de choisir un comportement offensif surtout si l’autre se situe au faîte de sa concentration et de sa détermination.

Il est parfois avantageux de temporiser, d’accumuler des forces, de ne pas les dépenser et d’attendre que la relation devienne favorable.

Ce quatrième stratagème recommande de ne pas agir ou réagir passionnellement, mécaniquement ou hâtivement, car cela revient à subir et à se conformer au jeu de celui qui a choisi le lieu, le moment et les formes d’une interaction a priori favorable pour lui.

La logique de ce stratagème, qui reproduit un mécanisme naturel en jouant sur le temps, est tout aussi applicable à des situations de conflit qu’à des relations de collaboration.

5 Stratagème : Le chaos fertile

Pour Sun Tzu, l’invincibilité dépend de soi et les occasions de victoire résultent des erreurs d’autrui. En d’autre terme, savoir tirer profit du malheur d’autrui

S’attacher prioritairement à la solidité de son organisation en la fondant sur un tissu humain de relations légitimes, confiantes et ritualisées pour en faire un tout solidaire et réactif.

Une fois un bon fonctionnement relationnel établi, il est possible de jouer sur les vulnérabilités des organisations proches, lointaines ou concurrentes afin d’en tirer avantage.

Force et faiblesse croissent parallèlement en sens inverse. Le refus de saisir l’initiative tactique, c’est à- dire à court terme et pour peu de profit, crée les conditions ultérieures de l’initiative stratégique, dont l’amplitude et les résultats sans commune mesure. Pour ce faire, on calcule et prévoit afin de tirer avantage de la pleine disposition de ses moyens avant un engagement décisionnel longuement préparé.

Le chaos est profitable pour s’approprier ce qui a de la valeur, si l’on est prêt et en sécurité.

6 Stratagème : La stratégie adore le vide

Lorsque deux mouvements s’annulent et qu’une situation est bloquée, rien ne sert de foncer tête baissée et de consommer ainsi son potentiel.

Dans la culture stratégique de la Chine ancienne, vaincre au prix d’importantes destructions est contraire à l’art, et signifie plutôt absence d’intelligence et de savoir-faire.

Il est dès lors nécessaire de provoquer du mouvement, des modifications et du flux dans les énergies de sorte à générer des espaces de liberté d’action tactique et d’user de rythmes contraires pour prendre l’adversaire à défaut. Tel fut le cas de la manœuvre allemande de la Percée des Ardennes en 1940 alors que l’état-major français, confiant dans la solidité et la concentration de ses meilleures troupes sur la ligne Maginot se pensait hors d’atteinte.

Pour André Beaufre, le vainqueur d’un conflit est celui qui sait maîtriser l’interaction des volontés des protagonistes, c’est-à-dire son jeu, celui de son adversaire et la confrontation des deux qui s’adaptent au changement des circonstances.

C’est le principe de faire du bruit à l’est et attaquer à l’ouest.

Ils ne vous restent plus qu’à les mettre en pratiques dans votre activité professionnelle. Vous m’en direz des nouvelles.

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3 Comments

  1. Pingback: 6 stratagèmes empruntés à ...

  2. Fayard

    Bravo et merci pour ce commentaire. Les stratagèmes traditionnels chinois ne valent que par les applications que l'on en fait. En ce sens, ils se traduisent par des incitations à… penser autrement !

    Reply
  3. Pingback: Comment définir vos buts avec une absolue certitude | Révolutionnez votre carrière

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